Ce film, c'est pour…
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Louis de Funès est un industriel raciste et arrogant, pressé de rentrer à Paris pour le mariage de sa fille. En route, il apprend que son chauffeur Salomon est juif. Henri Guybet joue ce chauffeur. Le patron le garde, magnanime. Peu après, la voiture finit dans un lac.
Perdu dans la campagne, l'industriel entre dans une usine de chewing-gum où la police secrète d'un pays arabe s'apprête à juger un opposant. L'opposant s'échappe et prend l'industriel en otage.
Poursuivis par les tueurs et par la police, les deux hommes se déguisent en rabbins à l'aéroport d'Orly. Une famille juive les prend alors pour Rabbi Jacob, un rabbin venu de New York, et son assistant. Les voilà fêtés rue des Rosiers, dans le quartier juif de Paris, où l'industriel doit se lancer dans une danse. Après la danse, il s'écrie :
« C'est ine miracle, Salomon, ine vrai miracle ! »
Dans tout le quartier, personne ne devine qui se cache sous cette barbe.
Parce que la danse de la rue des Rosiers n'est pas une danse traditionnelle : le chorégraphe Ilan Zaoui l'a composée à partir des gestes de l'homme pieux, et Louis de Funès l'a répétée pendant une dizaine de matinées.
Parce que la cuve de chewing-gum vert où tombe Louis de Funès est remplie de pâte à pain colorée. Pour vérifier qu'elle ne brûlait pas la peau, l'équipe y a d'abord plongé un cascadeur nu.
Et parce que Gérard Oury (La Grande Vadrouille) tenait à faire rire avec l'amitié entre Juifs et Arabes, alors qu'on lui prédisait que les uns comme les autres le prendraient mal. Les Aventures de Rabbi Jacob est sorti en pleine guerre du Kippour. Le public a suivi.
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10 affirmations, une révélation après chaque réponse
Gérard Oury et Louis de Funès n'ont plus tourné ensemble après ce film.
C'est vrai. C'est leur dernière collaboration, après Le Corniaud, La Grande Vadrouille et La Folie des grandeurs.
Claude Gensac joue la femme de l'industriel.
C'est faux. Louis de Funès la voulait, mais Gérard Oury a choisi Suzy Delair, qui n'avait plus tourné depuis dix ans.
Le film a été nommé aux Golden Globes.
C'est vrai. Pour le meilleur film en langue étrangère, en 1975.
Miou-Miou était déjà une vedette quand elle a tourné le film.
C'est faux. Elle débutait, dans le rôle de la fille de l'industriel.
Marcel Dalio, qui joue le vrai Rabbi Jacob, est né rue des Rosiers.
C'est vrai. Comme son personnage, il a vu le jour dans le vieux quartier juif de Paris.
L'histoire se déroule sur une semaine.
C'est faux. Tout se passe d'un vendredi soir au samedi, à cause du chabbat.
La rue des Rosiers du film a été reconstituée à Saint-Denis.
C'est vrai. Tourner dans la vraie rue, au cœur du Marais, aurait bloqué la circulation de tout l'arrondissement.
Henri Guybet, qui joue Salomon, est juif.
C'est faux. Il ne l'est pas : mélanger les origines des acteurs fait partie du message du film.
Une femme a tenté de détourner un avion pour empêcher la sortie du film.
C'est vrai. Le 18 octobre 1973, jour de la sortie, elle menaçait de faire sauter un vol Paris-Nice.
Le film a été tourné entièrement en France.
C'est faux. Une partie a été filmée à New York.


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