Ce film, c'est pour…
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Au début de ses vacances, un Parisien naïf (Bourvil) part pour l'Italie dans sa petite 2 CV. Il a à peine roulé quelques mètres qu'une Rolls-Royce la met en pièces. Au volant, un homme d'affaires (Louis de Funès) refuse d'abord de reconnaître sa faute.
Il finit pourtant par se montrer très généreux. Pour se faire pardonner, il lui confie une Cadillac décapotable à conduire de Naples jusqu'à Bordeaux, tous frais payés. Le touriste accepte. Mais ce bienfaiteur est le chef d'une bande de truands. Il compte sur l'air honnête du touriste pour passer les douanes : les ailes de la voiture sont pleines d'héroïne, et ses pare-chocs sont en or massif.
Le gangster le suit donc de loin, sans jamais se faire voir. Pendant ce temps, une bande rivale guette elle aussi la Cadillac.
Reste à savoir qui sera le vrai corniaud du voyage.
Parce que Le Corniaud a réuni pour la première fois Bourvil et Louis de Funès en tête d'affiche, et que le duo a tant plu que le réalisateur Gérard Oury les a retrouvés l'année suivante pour La Grande Vadrouille.
Parce que Louis de Funès répare seul la Cadillac dans un garage de Rome, sans un mot, sur un air endiablé de Rossini. Il avait improvisé cette scène devant Gérard Oury, une serviette à la main, sur le Boléro de Ravel.
Et parce que la 2 CV qui part en morceaux autour de Bourvil ne pouvait être filmée qu'une fois : elle avait été sciée en 250 morceaux, tenus par des boulons explosifs. Bourvil a improvisé une réplique restée célèbre : « Maintenant, elle va marcher beaucoup moins bien, forcément ! » Louis de Funès a baissé la tête pour cacher son rire et ne pas gâcher la prise.
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10 affirmations, une révélation après chaque réponse
L'histoire s'inspire d'une vraie affaire de drogue.
C'est vrai. En 1962, un présentateur de la télévision française a été arrêté à New York : la voiture qu'il avait fait venir de France cachait de l'héroïne. Il disait avoir été dupé.
Bourvil et Louis de Funès étaient payés autant l'un que l'autre.
C'est faux. Quand le contrat a été signé, Bourvil était la vedette : il touchait trois fois plus que son partenaire.
C'est Bourvil qui a demandé que le nom de Louis de Funès soit en haut de l'affiche, à côté du sien.
C'est vrai. Louis de Funès lui en a longtemps été reconnaissant.
Les scènes de route ont été tournées en studio, devant des images projetées.
C'est faux. Gérard Oury a refusé ce procédé : les caméras étaient fixées sur des voitures en marche, parfois à plus de cent à l'heure.
Pour une chute du haut d'une falaise, un cascadeur a sauté habillé en femme.
C'est vrai. Aucun plongeur italien n'a voulu faire ce saut de trente mètres. Un cascadeur français l'a fait, avec une perruque blonde.
L'accident de la 2 CV a été tourné en plein été.
C'est faux. C'est la dernière scène tournée, le 7 décembre 1964 : il a fallu déblayer la neige d'une place de Paris.
Les trois voitures du film reprennent les couleurs du drapeau italien.
C'est vrai. La Jaguar du gangster est verte, la Cadillac blanche et la voiture de la bande rivale rouge.
Le titre italien du film veut dire la même chose que Le Corniaud.
C'est faux. Il s'appelle Colpo grosso ma non troppo, c'est-à-dire Gros coup, mais pas trop.
Une scène avec Michèle Morgan a été coupée au montage.
C'est vrai. L'actrice, compagne de Gérard Oury, y jouait son propre rôle : le gangster lui demandait un autographe sans se souvenir de son nom.
Le film a reçu un prix au festival de Cannes.
C'est faux. Il a reçu le prix du meilleur scénario au festival de Moscou, en 1965.


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La Grande Vadrouille7,9/10
Les Aventures de Rabbi Jacob7,5/10
La vie est belle8,6/10
Certains l'aiment chaud8,2/10