Ce film, c'est pour…
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Dans un pensionnat de garçons de la banlieue parisienne, le directeur (Paul Meurisse) fait régner la peur. Il est cruel avec les élèves, et il se moque de sa femme, qui a le cœur malade. Pourtant, c'est à elle que l'école appartient. Il bat aussi sa maîtresse (Simone Signoret), une autre enseignante de l'école.
Mais au lieu de se détester, les deux femmes s'allient, unies par la haine de cet homme. La maîtresse met alors au point un plan. Elles l'attirent loin de l'école, le noient dans une baignoire, puis jettent son corps dans la piscine du pensionnat : tout le monde croira à un accident.
Sauf que le corps ne remonte pas.
Parce qu'un détective à la retraite (Charles Vanel) s'invite dans l'affaire et observe chaque réaction des deux femmes. Il passe souvent pour un modèle de Columbo.
Parce qu'il n'y a presque pas de musique : 2 minutes 21 en tout, pour les deux génériques. Le reste du film se joue dans le silence, et la peur monte avec lui.
Et parce qu'à la fin des Diaboliques, un carton demande aux spectateurs de ne rien raconter à leurs amis. Alfred Hitchcock a repris l'idée cinq ans plus tard pour Psychose. Il a même demandé aux auteurs du roman dont le film est tiré une histoire du même genre : c'est devenu Sueurs froides.
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10 affirmations, une révélation après chaque réponse
Johnny Hallyday joue dans le film, enfant.
C'est vrai. Il fait partie des élèves du pensionnat, sous son vrai nom, Jean-Philippe Smet.
Michel Serrault fait ses débuts au cinéma dans ce film.
C'est vrai. C'est son premier rôle au cinéma. Jean Lefebvre y fait aussi une apparition, en soldat ivre.
Le film est tiré d'un roman de Georges Simenon.
C'est faux. Il vient de Celle qui n'était plus, un roman de Boileau-Narcejac, le duo d'auteurs de romans policiers.
Dans le roman, ce sont aussi deux femmes qui tuent un homme.
C'est faux. C'est l'inverse : un mari et sa maîtresse tuent l'épouse.
L'actrice qui joue l'épouse, Véra Clouzot, était la femme du réalisateur.
C'est vrai. Henri-Georges Clouzot lui a fait refaire jusqu'à dix-huit fois une scène de quelques secondes.
La piscine du film existait déjà dans le château où il a été tourné.
C'est faux. Henri-Georges Clouzot l'a fait creuser dans la cour, sans arrivée ni évacuation d'eau.
Le film a reçu le prix Louis-Delluc.
C'est vrai. Il l'a reçu en 1954, avant même sa sortie en salles.
Hollywood en a fait un remake avec Sharon Stone.
C'est vrai. Diabolique, en 1996, avec Isabelle Adjani dans le rôle de l'épouse.
Les scènes de nuit ont été tournées de jour, puis assombries.
C'est faux. Henri-Georges Clouzot tenait au réalisme : elles ont été tournées la nuit.
Le film a fait moins d'un million d'entrées en France.
C'est faux. Il en a fait plus de 3,6 millions, l'un des dix plus grands succès de 1955.


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