Ce film, c'est pour…
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Dans un village perdu d'Amérique centrale, écrasé de chaleur, des Européens sans le sou rêvent de partir.
Un jour, un puits de pétrole prend feu à 500 kilomètres de là. Pour éteindre l'incendie, la compagnie américaine qui l'exploite veut souffler les flammes avec 400 kilos de nitroglycérine, un explosif très instable qu'il faut transporter en camion jusqu'au puits. Il faut des chauffeurs. La compagnie promet 2 000 dollars par homme.
Yves Montand fait partie des quatre hommes retenus, un séducteur qui traîne sans rien faire. Charles Vanel joue un caïd vieillissant, arrivé de Paris en fuyant la police, qui prend au dernier moment la place d'un chauffeur absent.
Les deux camions partent au petit matin, chargés de barils. La piste qui les attend est en tôle ondulée.
Parce que Le Salaire de la peur est le seul film à avoir gagné la même année la Palme d'or à Cannes et l'Ours d'or à Berlin, et que l'acteur américain Edward G. Robinson, membre du jury de Cannes, a résumé sa projection ainsi : « Je viens de recevoir un génial coup de pied au bas-ventre. »
Parce que cette Amérique centrale est en fait le sud de la France. Yves Montand refusait de tourner en Amérique latine, dont il avait vu la misère, puis en Espagne sous Franco, alors Henri-Georges Clouzot (Les Diaboliques) a bâti son village près d'Arles et trouvé sa jungle dans la bambouseraie d'Anduze, dans le Gard.
Et parce que le danger ne quitte jamais l'écran. En 1953, le critique du New York Times écrivait qu'on reste assis à attendre que la salle de cinéma explose. Il avait raison.
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10 affirmations, une révélation après chaque réponse
Le film est l'adaptation d'un roman.
C'est vrai. Le roman du même nom, de Georges Arnaud, paru en 1949.
Le film est en couleurs.
C'est faux. Il est en noir et blanc.
Près de sept millions de spectateurs l'ont vu en salles en France.
C'est vrai. Exactement 6 944 306 entrées.
Tous les personnages parlent français.
C'est faux. Le film mêle plusieurs langues, dont l'espagnol et l'anglais.
Charles Vanel a reçu le prix d'interprétation masculine à Cannes.
C'est vrai. En 1953, l'année de la Palme d'or du film.
Personne n'a jamais refait le film.
C'est faux. Le roman a été adapté de nouveau, notamment en 1977 et en 2024.
Jean Gabin a refusé le rôle du caïd.
C'est vrai. Il craignait qu'un rôle de lâche nuise à sa carrière.
Le film n'a reçu aucun prix hors de France et d'Allemagne.
C'est faux. Il a aussi reçu en 1955 le prix du meilleur film de l'Académie britannique du cinéma.
Aux États-Unis, le film est sorti amputé d'environ 35 minutes.
C'est vrai. Les scènes coupées montraient la compagnie pétrolière américaine sous un mauvais jour.
La version restaurée de 2017 part d'une simple copie de cinéma.
C'est faux. Elle part du négatif original, nettoyé à la main, image par image, pendant plus de 500 heures.


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