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- Mercredi 28 octobre à 21h00, Arte
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Un cadeau d'anniversaire peut-il démolir une vie entière ? Dans "The Game", une simple carte de visite suffit à faire vaciller un homme qui croyait tout tenir en main.
À San Francisco, Nicholas Van Orton (Michael Douglas) gère sa fortune comme son agenda : à la minute près, et sans personne autour de lui. Pour ses quarante-huit ans, son cadet (Sean Penn), le mouton noir de la famille, l'inscrit à un mystérieux jeu, organisé par une société dont personne ne sait rien. Après une série de tests étranges, il ne se passe rien. Puis de petits incidents s'invitent dans ses journées, et l'homme d'affaires ne sait plus où s'arrête la partie.
Écrit en 1991, le scénario passe d'un studio à l'autre : au début, un autre réalisateur et d'autres acteurs devaient le tourner. Puis David Fincher reprend "The Game". Deux ans après Seven, il tourne presque tout dans les rues de San Francisco, parce que les studios de Los Angeles revenaient trop cher. La demeure de la famille Van Orton est un vrai manoir de Californie. Le Golden Gate Park, le quartier chinois et l'aéroport servent aussi de décors.
Fort du succès de son film précédent, David Fincher peut viser une tête d'affiche. Michael Douglas hésite d'abord, car le budget lui paraît modeste, puis son nom aide à trouver l'argent qui manque. Pour le frère, la production pense un temps à Jeff Bridges, qui refuse. Sean Penn hérite alors du rôle de ce frère qui dépense sans compter, à l'opposé de son aîné, si rigide.
Le film avance comme un piège qui se referme lentement. Chaque appel, chaque inconnu croisé dans la rue peut faire partie du jeu, ou pas. Le spectateur reste à la place du héros, sans une longueur d'avance sur lui, et se met à soupçonner tout le monde.
En France, plus d'un million de spectateurs vont voir "The Game" en salles à l'automne 1997. David Fincher y affine son goût pour les histoires où le héros ne peut se fier à personne, pas même à ses yeux. Et sa dernière scène ne se raconte pas.






