Ce film, c'est pour…
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AgrandirDans un futur proche, le crime règne à Détroit, aux États-Unis. Une grande entreprise, qui gère la police de la ville, rêve d'y bâtir une cité toute neuve. Mais il faut d'abord nettoyer les rues.
Pendant une démonstration, son premier robot policier abat un employé, qui avait pourtant jeté son arme. Alors un jeune dirigeant ambitieux propose son propre projet, RoboCop. Il ne lui manque qu'une chose : un policier mort.
Bientôt, un agent est muté dans un quartier dangereux. En poursuivant des braqueurs, il tombe aux mains de leur gang, qui le torture puis l'exécute. Le cobaye est trouvé. L'entreprise efface alors sa mémoire, puis elle enferme ce qui reste de son corps dans une armure de métal qui résiste aux balles. Puis RoboCop arrête les voyous à la chaîne.
Mais des souvenirs reviennent, et avec eux le visage de ceux qui l'ont tué.
Parce que les vrais policiers, qui craignaient d'y être mal montrés, ont adoré le film, surtout la scène où RoboCop jette un truand à travers trois vitres en lui récitant ses droits.
Parce que, pour la démarche du robot, Paul Verhoeven s'est inspiré de la femme-robot de Metropolis, le film muet de Fritz Lang. Sous le casque, Peter Weller, qui joue le policier, a pris pour modèle un vieux film russe, Ivan le Terrible, pour s'imposer par la seule force de son visage.
Et parce que, sous l'action, le réalisateur néerlandais Paul Verhoeven (Basic Instinct) se moque de l'Amérique des années 1980. Le film s'ouvre sur un faux journal télévisé, où les images de violence alternent avec des publicités. À sa sortie, certains y ont vu un film de gauche, d'autres un film de droite.
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10 affirmations, une révélation après chaque réponse
Le film a été tourné à Détroit.
C'est faux. Il a été tourné surtout à Dallas et à Pittsburgh. Pour Paul Verhoeven, Dallas avait l'architecture la plus futuriste du monde.
Peter Weller a eu du mal à jouer avec le costume de RoboCop.
C'est vrai. Il s'en est plaint dès les premiers jours de tournage, et le rôle a été proposé à un autre acteur, qui a refusé.
Le film a reçu un Oscar.
C'est vrai. Un Oscar spécial, pour le travail sur le son.
Paul Verhoeven avait déjà tourné plusieurs films aux États-Unis.
C'est faux. RoboCop était son premier film américain. Le réalisateur néerlandais avait alors 49 ans.
L'ancien président Richard Nixon a été payé pour la promotion de la cassette vidéo du film.
C'est vrai. Il a reçu 25 000 dollars, qu'il a donnés à une association pour les jeunes.
Arnold Schwarzenegger a joué RoboCop.
C'est faux. Il voulait le rôle. Mais avec une armure taillée pour sa carrure, le robot faisait penser au Bonhomme Michelin.
Détroit a aujourd'hui sa statue de RoboCop.
C'est vrai. Financée sur Internet par 2 718 donateurs, elle mesure 3,60 mètres. Un musée de la ville a accepté de l'accueillir.
Peter Weller joue RoboCop dans les trois films.
C'est faux. Pris par un autre tournage, il a laissé sa place à un autre acteur dans RoboCop 3.
Le studio qui a produit RoboCop avait produit Terminator trois ans plus tôt.
C'est vrai. Paul Verhoeven assumait l'influence : la musique de Terminator s'entend dans une bande-annonce de RoboCop.
Les règles programmées dans RoboCop viennent d'un vrai code de la police américaine.
C'est faux. La première, « Servir le public », a été inspirée par un biscuit chinois.


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