Ce film, c'est pour…
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En 1912, un train emmène des détenus vers le pénitencier de Leavenworth. Dans le wagon, on étouffe. Robert Stroud brise une vitre pour faire entrer l'air. Trois ans plus tôt, il a tué un homme en Alaska.
Quatre ans plus tard, on refuse à sa mère la visite prévue. Stroud s'en prend au gardien et le poignarde à mort. Il est condamné à la pendaison.
Sa mère obtient d'être reçue par l'épouse du président Wilson, et la peine est commuée : la prison à vie, seul dans une cellule, sans jamais en sortir.
Un jour de promenade, sous une pluie battante, il ramasse dans la cour un nid tombé où un bébé moineau a survécu. Stroud l'élève en cachette.
Puis viennent les canaris. Quand une maladie tue ses oiseaux les uns après les autres, il cherche un remède, le trouve et finit par en faire un livre.
Un médecin le traite de génie. On avait voulu le pendre haut et court.
Parce que Le Prisonnier d'Alcatraz raconte une histoire vraie qui fait parler longtemps après le film. Robert Stroud a passé 54 ans en prison, il a réellement publié un livre sur les maladies des oiseaux, et le film a soulevé en sa faveur une vague de sympathie dans le public.
Parce qu'on connaît Burt Lancaster en aventurier de Vera Cruz ou en prince du Guépard. Ici, il joue un homme qui ne quitte presque jamais sa cellule, avec des oiseaux pour partenaires, et ce rôle lui a valu le prix d'interprétation à la Mostra de Venise.
Et parce qu'on voit la patience gagner un homme violent. Il apprend à attendre. Un gardien qui le détestait finit par l'aider. Un canari guéri se remet à chanter dans la cellule, et ce petit bruit suffit à dire tout le chemin parcouru.
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10 affirmations, une révélation après chaque réponse
Robert Stroud, le héros du film, a vraiment existé.
C'est vrai. Il a passé 54 ans de sa vie en prison.
Dans la réalité, Stroud élevait ses oiseaux à Alcatraz.
C'est faux. Les oiseaux lui étaient interdits à Alcatraz : tout s'est passé à Leavenworth.
Le premier oiseau de Stroud est un bébé moineau tombé du nid.
C'est vrai. Il le ramasse dans la cour, un jour de pluie.
Le film est tourné en couleur.
C'est faux. Il est en noir et blanc.
Burt Lancaster a remporté l'Oscar du meilleur acteur pour ce rôle.
C'est faux. Il était nommé, mais l'Oscar est allé à Gregory Peck.
Burt Lancaster a reçu le prix d'interprétation à Venise pour ce rôle.
C'est vrai. La coupe Volpi du meilleur acteur, en 1962.
Le vrai Robert Stroud a vu le film à sa sortie.
C'est faux. Il est mort sans l'avoir vu, selon John Frankenheimer.
John Frankenheimer est le premier réalisateur engagé sur le film.
C'est faux. Charles Crichton a commencé, puis a été remplacé après un désaccord avec Burt Lancaster.
Les oiseaux du film ont été dressés par des spécialistes venus du Japon.
C'est vrai. Deux dresseurs japonais, aidés de Ray D. Berwick.
Le film adapte un livre consacré à la vie de Stroud.
C'est vrai. Celui de Thomas E. Gaddis, paru en 1955.


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