5 films à voir à la télé cette semaine

du 23 février au 1 mars 2026


Illustration : "Les 5 films de la semaine à voir à la télé"
 
Les 5 films à voir à la télé cette semaine sont :
 

Monstres et Cie


Film d'animation numérique
De Pete Docter, David Silverman et Lee Unkrich
Note IMDB : 8.1/10

L'histoire de "Monstres et Cie" se déroule à Monstropolis, une ville parallèle entièrement alimentée par les cris des enfants humains. Sulli, le meilleur effrayeur de l'entreprise Monstres & Cie, et son inséparable acolyte Bob Wazowski se retrouvent à devoir protéger Bouh, une petite fille qui a accidentellement franchi la porte des monstres, ces créatures qu'ils redoutent par-dessus tout.

Sorti en novembre 2001, "Monstres et Cie" est le quatrième long-métrage des studios Pixar. Le film est co-réalisé par Pete Docter, David Silverman et Lee Unkrich. "Monstres et Cie" renverse habilement le mythe du monstre caché sous le lit pour en faire une satire du monde du travail, de la productivité et du capitalisme.

Le réalisateur Pete Docter, déjà connu pour Toy Story, impose ici une maîtrise de l'histoire sans concession, capable de rendre des créatures grotesques profondément humaines. La réalisation de "Monstres et Cie" a d'ailleurs marqué une véritable prouesse technique pour l'époque : le pelage de Sulli, composé de millions de poils animés individuellement, constitue à lui seul une avancée sans précédent dans l'animation numérique. Chaque personnage principal bénéficie d'un animateur attitré ce qui donne une cohérence remarquable à l'ensemble.

Le compositeur Randy Newman (connu pour I love L.A.) signe ici une partition jazz-blues espiègle, à la fois légère et mélancolique, qui épouse parfaitement les rebondissements de l'histoire. La chanson "If I Didn't Have You", interprétée par John Goodman et Billy Crystal a remporté l'Oscar de la Meilleure Chanson Originale en 2002 ainsi qu'un Grammy Award. L'ensemble sonore donne au film une personnalité musicale distincte, loin des grandes fresques symphoniques habituelles de Disney.

A sa sortie, "Monstres et Cie" s'est imposé comme le film le plus rentable de Pixar à cette date, récoltant plus de 560 millions de dollars dans le monde avec un budget de 115 millions. Nominé pour quatre Oscars, il est classé troisième au box-office mondial de l'année 2001, derrière Harry Potter et Le Seigneur des Anneaux.

Sa morale — que le rire génère plus d'énergie que la peur — résonne comme une métaphore durable sur la bienveillance et le lien humain. Vingt-cinq ans après la sortie du film, "Monstres et Cie" est toujours considéré comme un film important pour les studios Pixar et un classique du genre "animation numérique". "Monstres et Cie" est capable de toucher aussi bien les enfants que les adultes. Un film à voir en famille

Mardi 24 février à 21.05 sur Gulli

 

V pour Vendetta


Film de science-fiction
De James McTeigue
Scénario de Lilly et Lana Wachowski
Avec Natalie Portman, Hugo Weaving, Stephen Rea et Stephen Fry
Note IMDB : 8.1/10

Dans une Grande-Bretagne dystopique, dans un futur proche, un régime fasciste tient le pays sous la coupe de la terreur. Un mystérieux homme masqué se faisant appeler V (interprété par Hugo Weaving, le Elrond du Seigneur des Anneaux), ancien cobaye d'expériences génétiques gouvernementales, orchestre sa vengeance contre les responsables de sa condition tout en tentant d'allumer les feux d'une révolution populaire.

V entraîne dans son sillage Evey Hammond (incarnée par Natalie Portman), une jeune femme ordinaire qui deviendra malgré elle son alliée et sa complice.

"V pour Vendetta" est une adaptation de la bande-dessinée culte d'Alan Moore et David Lloyd. Le film pose une question brûlante : à quel moment la résistance légitime-t-elle la violence ?

Le réalisateur James McTeigue signe ici un premier long-métrage ambitieux. il bénéficie de la production et du scénario des Wachowski, encore portées à l'époque par le succès de Matrix. La mise en scène navigue entre le thriller politique tout en tension et le film d'action stylisé, sans jamais perdre le fil de la réflexion idéologique.

La direction artistique, avec ses décors londoniens grandioses et ses jeux d'ombre, installe une atmosphère oppressante qui colle parfaitement à l'univers du dessinateur Alan Moore.

Hugo Weaving ne se démasque jamais à l'écran. Il livre une performance d'une rare puissance en n'ayant recours qu'à sa voix et à sa gestuelle. Sa diction précieuse, ses monologues ciselés — dont le célèbre passage en "V" — font du personnage une icône cinématographique immédiate.

Natalie Portman incarne une Evey crédible dans sa transformation : de la fragilité à l'engagement. Les seconds rôles, notamment Stephen Fry et Stephen Rea, apportent une profondeur bienvenue, et flegmatiquement britannique, au tableau d'ensemble.

À sa sortie en 2006, "V pour Vendetta" est salué pour son audace politique et sa capacité à mettre en images une dystopie encore marquée par l'actualité du 11 septembre 2001. Le masque de Guy Fawkes, popularisé par le film, est devenu un symbole mondial de résistance à l'oppression. Il est récupéré peu après par le mouvement Anonymous et porté lors de manifestations sur tous les continents. "V pour Vendetta" reste l'un des rares blockbusters à conjuguer spectacle et véritable courage politique — un film qui continue de gagner en pertinence à chaque nouvelle dérive autoritaire dans le monde. Suivez notre regard...

Mercredi 25 février à 21.10 sur RMC Story

 

Open Range


Western
De Kevin Costner
Avec Kevin Costner et Robert Duvall
Note IMDB : 7.4/10

Etat du Montana, à l'Ouest des Etats-Unis, à la fin du 19ème siècle. Boss Spearman (Robert Duvall) et Charley Waite (Kevin Costner), deux cowboys conduisant leur troupeau à travers les grandes plaines, se heurtent à Denton Baxter (Michael Gambon), un éleveur autoritaire qui règne sur la région en achetant shérif et hommes de main.

Quand les compagnons des deux cowboys sont agressés et même l'un d'entre eux tué, les deux hommes décident de faire justice pour leurs amis.

"Open Range" est adapté du roman de l'écrivain Lauran Paine, spécialiste des histoires de cowboys. Le film est un western classique dans l'âme comme ceux de John Ford et John Wayne. Il est profondément ancré dans la morale de l'honneur et dans l'esprit de liberté du grand ouest américain.

Kevin Costner, à la fois réalisateur et acteur principal, fait preuve d'une maîtrise remarquable dans la construction du film. il prend le temps d'installer ses personnages avant de lâcher la tension. Costner a fait appel à J. Michael Muro, son directeur de la photo sur "Danse avec les loups", pour obtenir les images somptueuses des grands espaces canadiens utilisés comme décor de substitution pour le Montana américain.

En effet, le tournage d'"Open Range" s'est déroulé dans la région d'Alberta au Canada. Kevin Costner a dépensé plus d'un million de dollars pour construire une ville du far-west de toutes pièces, refusant celles qui existaient déjà. Un signe d'une exigence sans concession pour l'authenticité.

Le duel final — long, nerveux et d'un réalisme brut — est unanimement salué comme l'un des meilleurs affrontements du genre Western depuis "Impitoyable" de Clint Eastwood.

Robert Duvall, seul acteur que Costner ait envisagé pour le rôle de Boss, est d'une justesse absolue comme à son habitude. Il incarne un vieux sage taiseux dont chaque regard pèse autant que les mots.

Costner lui-même se révèle subtil dans le rôle de Charley, un homme marqué par la guerre et hanté par ses actes. Il trouve en Annette Bening une partenaire romantique avec laquelle la chimie est pudique et sincère. Le vilain est incarné par Michael Gambon. Il joue un méchant froid et crédible, tandis que Diego Luna et Michael Jeter apportent chaleur au groupe d'acteurs.

Michael Kamen, compositeur de Arme Fatale et Die Hard, signe ici l'une de ses partitions les plus nuancées, mêlant cordes, guitares acoustiques et envolées orchestrales qui épousent le rythme lent et grandiose du film. La musique ne cherche pas à souligner l'action mais à habiter le silence des plaines du continent américain. Ce fut l'une des dernières compositions de Kamen, décédé quelques mois après la sortie du film.

À sa sortie en août 2003, "Open Range" est accueilli chaleureusement par la critique. Avec un budget de 22 millions de dollars, le film récolte plus de 68 millions au box-office mondial, confirmant qu'il existe encore un public pour le western. Dans un genre souvent déclaré mort, Costner prouve qu'une histoire bien racontée, portée par des acteurs de trempe mondiale, suffit à redonner ses lettres de noblesse au mythe de l'Ouest américain.

Vendredi 27 février à 21.10 sur France 3

 

Danse avec les Loups


Western et drame historique
De Kevin Costner
Avec Kevin Costner
Note IMDB : 8.0/10

C'est la semaine Kevin Costner cette semaine ! Après "Open Range" vendredi sur France 3, on retrouve "Danse avec les Loups" ce dimanche sur Arte.

En pleine guerre de Sécession, le lieutenant John Dunbar, blessé au combat, demande à être muté sur la frontière ouest par goût de l'aventure et pour trouver un peu de silence. Il se retrouve tout seul dans un fort abandonné du Dakota du Sud. Là, il noue progressivement contact avec une tribu Sioux Lakota voisine, il apprend leur langue, il adopte leurs coutumes et il finit par se fondre dans leur communauté au point d'être renommé "Danse avec les Loups".

Adapté du roman de Michael Blake par l'écrivain lui-même, "Danse avec les Loups" est un récit d'immersion autant qu'un acte de réhabilitation du peuple amérindien, longtemps caricaturé par Hollywood.

Premier film de Costner en tant que réalisateur, "Danse avec les Loups" est un coup de maître d'emblée. Le tournage, prévu sur 60 jours, durera finalement 108 dans le Dakota du Sud et le Wyoming. Costner doit financer lui-même le dépassement de budget sur ses fonds propres pour ne rien sacrifier de son projet.

Dans ce film, le directeur de la photo Dean Semler signe une image somptueuse, baignée de lumières dorées et de panoramas de l'Ouest Américain à couper le souffle. Il remportera l'Oscar de la Meilleure Photographie avec ce film.

Le rythme de "Danse avec les Loups" est long et contemplatif. Cette lenteur s'impose comme un choix délibéré — une invitation à l'immersion totale plutôt qu'au spectacle rapide dont on avait l'habitude avec les films hollywoodiens.

Kevin Costner se glisse dans la peau du lieutenant Dunbar avec retenue et justesse. Il laisse l'espace aux acteurs amérindiens qui peuvent ainsi exister pleinement. Graham Greene, dans le rôle de Oiseau Bondissant le sorcier de la tribu, et Mary McDonnell, qui incarne Dressée avec le Poing — une femme blanche élevée par les Sioux —, reçurent tous deux une nomination aux Oscars. La grande majorité des dialogues du film est en langue indienne lakota authentique. Un choix radical et courageux qui renforce l'authenticité des scènes du film.

À sa sortie, "Danse avec les Loups" a récolté 424 millions de dollars dans le monde pour un budget de seulement 15 millions. Nommé douze fois aux Oscars, le film en remporte sept, dont celui de Meilleur Film et de Meilleur Réalisateur — c'est le premier western à décrocher le titre depuis Cimarron en 1931. "Danse avec les Loups" a changé le regard de Hollywood sur les peuples indiens et demeure, plus de trente ans après, un monument de cinéma humain et même une œuvre de réconciliation entre les peuples.

Dimanche 1 mars à 21.00 sur Arte

 

Terminator


Film de science-fiction
De James Cameron
Avec Arnold Schwarzenegger et Linda Hamilton
Note IMDB : 8.1/10

En 2029, Skynet — une intelligence artificielle militaire devenue autonome — déclenche une guerre nucléaire puis essaye d'éliminer toute résistance humaine. Pour anéantir cette résistance dans l'œuf, l'IA envoie dans le passé, à Los Angeles en 1984, un cyborg T-800 (le Terminator) chargé d'assassiner Sarah Connor, la mère du futur chef des rebelles. En face, la résistance expédie Kyle Reese, un soldat, pour la protéger. Ce postulat simple — un chasseur implacable, une proie ordinaire — créé une tension qui ne se relâche pas une seconde tout au long du film.

James Cameron (Avatar, Titanic et bien d'autres) réalise "Terminator" avec un budget dérisoire de 4,5 millions de dollars. Il compense la modestie des moyens avec une inventivité remarquable. Il forge un style qu'il nomme lui-même "tech noir" : un Los Angeles nocturne, plongé dans l'ombre, les néons et la crasse, préfigurant le monde déshumanisé de Skynet. Tout est artisanal et tactile, ce qui confère au film une grisaille organique que le numérique n'aurait pas pu rendre. Le résultat est un film d'action et de science-fiction qui emprunte autant au film d'horreur qu'au thriller.

Arnold Schwarzenegger, contre toute attente, est une révélation dans le rôle du Terminator : il est silencieux, impassible, mécanique dans chaque geste, et il incarne la menace absolue avec une économie de jeu qui confine au génie. Linda Hamilton, dans une Sarah Connor encore vulnérable et désemparée, pose les bases d'une transformation en guerrière qui atteindra son apogée dans la suite de la saga. Michael Biehn complète le trio avec une énergie fiévreuse et une humanité blessée qui devient le cœur du film.

Brad Fiedel signe une bande originale entièrement électronique et synthétique — une décision qui colle parfaitement à l'univers froid et mécanique de l'histoire. Le thème principal de "Terminator" est construit sur des percussions métalliques et des nappes de synthétiseur. Ce son caractéristique devient l'une des signatures musicales les plus reconnaissables de l'histoire du cinéma. L'ensemble sonore participe autant que l'image à créer une atmosphère de menace sourde et constante.

Sorti en octobre 1984 avec peu d'attentes, "Terminator" récolte 78 millions de dollars dans le monde, soit dix-sept fois son budget, et catapulte instantanément Schwarzenegger au rang de superstar mondiale. Quarante ans après, le film demeure d'une étonnante actualité. Les angoisses face à l'intelligence artificielle et à l'automatisation résonnent avec une pertinence troublante à l'ère de l'IA générative aujourd'hui.

Avec "Terminator", James Cameron a bâti l'une des franchises les plus influentes du cinéma de genre à partir d'un petit budget de 4 millions de dollars — preuve qu'une vision claire vaut mieux qu'un budget illimité.

Dimanche 1 mars à 21.10 sur RMC Story

 

 

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