5 films à voir à la télé cette semaine

du 18 au 24 mai 2026


Illustration : "Les 5 films de la semaine à voir à la télé"
 
Les 5 films à voir à la télé cette semaine sont :

 

La Haine


Drame et Thriller social
De Mathieu Kassovitz
Avec Vincent Cassel, Hubert Koundé et Saïd Taghmaoui
Note IMDB : 8.2/10

Jusqu'ici tout va bien. Trois mots, lâchés en voix off au début de "La Haine", qui résument encore aujourd'hui une époque, un climat et tout un cinéma français en colère.

Vingt-quatre heures dans la vie de Vinz, Saïd et Hubert, trois copains d'une cité de la banlieue parisienne, au lendemain d'une nuit d'émeute. Un jeune du quartier, Abdel, est entre la vie et la mort après une bavure policière. Le revolver d'un flic a disparu pendant les affrontements. Et Vinz, le plus impulsif des trois, l'a récupéré.

Mathieu Kassovitz n'a que vingt-huit ans quand il tourne ce deuxième long métrage en 1995, deux ans après "Métisse". Le scénario s'inspire directement de la mort de Makomé M'Bowolé, jeune Zaïrois de dix-sept ans tué d'une balle dans la tête lors d'une garde à vue en 1993. Pour obtenir les autorisations de tournage dans les zones sensibles, la production rebaptise temporairement le projet "Droit de cité", le vrai titre faisant peur aux mairies. L'essentiel des prises de vue se déroule dans la cité des Muguets à Chanteloup-les-Vignes, où Kassovitz et ses trois comédiens principaux s'installent pour s'imprégner du décor.

Le noir et blanc, devenu emblématique, est en réalité un faux noir et blanc : le film a d'abord été tourné en couleur puis dé-saturé au tirage, une astuce qui lui donne sa texture si particulière, à la fois documentaire et stylisée. Vincent Cassel, Hubert Koundé et Saïd Taghmaoui forment un trio d'une justesse rare, chacun défendant sa fêlure sans surjouer.

Présenté à Cannes en mai 1995, "La Haine" repart avec le Prix de la mise en scène, attire plus de deux millions de spectateurs en salle, et installe d'un coup Kassovitz au premier rang. Jodie Foster, conquise, s'en fait l'ambassadrice aux États-Unis. Trente ans plus tard, "La Haine" garde sa charge intacte : la colère contenue, la fin sèche comme un claquement de doigts continuent de parler à chaque nouvelle génération.

Lundi 18 mai à 21.00 sur France 4

 

Le Stratège


Drame sportif
De Bennett Miller
Avec Brad Pitt, Jonah Hill et Philip Seymour Hoffman
Note IMDB : 7.6/10

Un manageur fauché, un économiste obèse sorti de l'université de Yale, et une équipe de baseball qu'on a déjà enterrée. Voilà le point de départ improbable de ce film : "Le Stratège".

Oakland, Californie, 2002. Billy Beane (Brad Pitt) dirige les Athletics, une équipe de baseball pauvre qui vient de perdre ses trois meilleurs joueurs au profit des grands clubs. Pour reconstruire, il s'allie à Peter Brand (Jonah Hill), un jeune diplômé qui croit dur comme fer à une approche statistique du recrutement des joueurs. Ensemble, ils vont retourner les codes du baseball américain en misant sur des joueurs sous-cotés que personne ne veut.

Le réalisateur Bennett Miller hérite du projet après le départ de Steven Soderbergh, écarté quelques jours avant le tournage par Sony, qui jugeait son approche quasi documentaire trop risquée. Aaron Sorkin reprend alors un scénario signé Steven Zaillian, et l'on retrouve dans les dialogues le rythme caractéristique de l'auteur de "The Social Network". Le réalisateur de "Le Stratège", qui ne signe qu'un film tous les cinq ou six ans depuis "Truman Capote", glisse de vraies images d'archives télévisées dans le montage final et recrute d'anciens joueurs des ligues majeures pour incarner les figurants.

Brad Pitt, également producteur de "Le Stratège", livre une de ses compositions les plus retenues. Pas d'effets, pas de grandes envolées : un homme qui mâche sa nicotine, tourne en rond dans son bureau et refuse par superstition de regarder les matchs de son équipe. Face à lui, Jonah Hill surprend dans un registre presque entièrement intériorisé. Philip Seymour Hoffman incarne, en quelques scènes, un entraîneur buté à souhait.

Six nominations aux Oscars, dont meilleur film et meilleur acteur, et un échec public retentissant en France avec à peine 112 000 entrées. Pourtant "Le Stratège" tient parfaitement la route, même sans aimer le baseball : c'est un film sur l'intuition, le calcul, et le courage qu'il faut pour changer un système de l'intérieur.

Mardi 19 mai à 21.10 sur L'Equipe TV

 

Mad Max : Fury Road


Film d'action
De George Miller
Avec Tom Hardy et Charlize Theron
Note IMDB : 8.1/10

Deux heures de course-poursuite dans le désert, presque sans dialogues, et l'un des chocs visuels les plus secs des années 2010. "Mad Max : Fury Road" ne ressemble à rien d'autre.

Dans un monde post-apocalyptique où l'eau et l'essence sont devenues les seules vraies monnaies, Imperator Furiosa (Charlize Theron), lieutenante du tyran Immortan Joe, prend la fuite au volant d'un camion blindé. À son bord, cinq jeunes femmes qu'elle veut soustraire au harem du dictateur. Max Rockatansky (Tom hardy), ancien flic devenu errant, va se retrouver embarqué malgré lui dans cette cavale à travers les terres mortes.

George Miller revient à sa saga trente ans après "Au-delà du dôme du tonnerre". La genèse de "Mad Max : Fury Road" remonte à 1997, mais les obstacles s'enchaînent : guerre en Irak, chute du dollar australien, et surtout des pluies record qui transforment le désert de Broken Hill, en Australie, en prairie verdoyante, incompatible avec le décor voulu. Le tournage finit par se faire en Namibie, à partir de juillet 2012, pour six mois éprouvants. Miller fait dessiner 3 500 storyboards avant même d'écrire la moindre ligne du scénario, soit l'équivalent de chaque plan du film.

Tom Hardy reprend le rôle créé par Mel Gibson, mais c'est Charlize Theron qui crève l'écran en Furiosa, crâne rasé et bras mécanique. Les tensions entre les deux acteurs sur le plateau, devenues célèbres depuis, n'ont pas empêché le résultat final de ce film. Le travail des cascadeurs, des chefs décorateurs et de la monteuse Margaret Sixel, par ailleurs épouse du réalisateur, frôle l'orfèvrerie.

Six Oscars techniques, 374 millions de dollars au box-office, plus de deux millions d'entrées en France. "Mad Max : Fury Road" a relancé une franchise qu'on croyait morte et redéfini ce qu'un film d'action pouvait être : tendu, mécanique, presque opératique, et étrangement beau.

Jeudi 21 mai à 21.10 sur Novo 19

 

Mississippi Burning


Drame policier
De Alan Parker
Avec Gene Hackman et Willem Dafoe
Note IMDB : 7.8/10

Mississippi, 1964. Trois militants des droits civiques disparaissent sur une route de campagne. Le FBI envoie deux agents que tout oppose. C'est là que commence "Mississippi Burning".

Alan Parker s'inspire librement de l'affaire Chaney, Goodman et Schwerner, trois jeunes activistes assassinés par le Ku Klux Klan en juin 1964 dans le comté de Neshoba. Les deux enquêteurs, Rupert Anderson (Gene Hackman), ancien shérif du Sud, et Alan Ward (Willem Dafoe), jeune idéaliste sorti de Harvard, vont devoir composer avec une population hostile, des notables complices et une police locale au mieux passive, au plus souvent active dans la haine raciale.

Le tournage a lieu sur place, au Mississippi et en Alabama, de mars à mai 1988. Parker insiste pour filmer dans de vraies bourgades restées figées dans le temps, et engage de nombreux figurants régionaux. La photographie de Peter Biziou, primée aux Oscars, baigne le film dans une lumière moite et orageuse, à la limite du documentaire. Trois caméras tournent simultanément pour les scènes d'incendie d'églises, dont plusieurs ont été reconstruites pour l'occasion.

Gene Hackman trouve dans "Mississippi Burning" l'un de ses plus beaux rôles, en flic du Sud à l'humour grinçant qui connaît le racisme de l'intérieur parce qu'il a grandi dedans. Son monologue sur son père, raconté à Willem Dafoe, vaut à lui seul le détour. Dafoe, sec, droit, en contre-emploi presque, lui donne la réplique parfaite. Frances McDormand (vu dans Fargo), dans le rôle de l'épouse d'un adjoint du shérif, signe une composition d'une retenue magnifique, qui lui vaudra sa première nomination aux Oscars.

Sept nominations à la cérémonie américaine du cinéma en tout, dont meilleur film et meilleur acteur, un Oscar pour la photographie. "Mississippi Burning" a relancé le débat sur la mémoire du combat des droits civiques aux États-Unis et reste, presque quarante ans plus tard, un grand film de procès moral.

Dimanche 24 mai à 21.05 sur Arte

 

La Cité de la Peur


Comédie et parodie policière
De Alain Berbérian
Avec Chantal Lauby, Alain Chabat et Dominique Farrugia
Note IMDB : 7.5/10

Un tueur en série armé d'une faucille et d'un marteau, le Festival de Cannes, une attachée de presse cynique et un garde du corps qui saute par-dessus les chaises au milieu d'un couloir vide. Bienvenue dans "La Cité de la Peur".

Odile Deray (Chantal Lauby) débarque à Cannes pour promouvoir "Red is Dead", un film d'horreur fauché dont personne ne veut entendre parler. Coup de chance pour elle : les projectionnistes du film se font assassiner les uns après les autres, exactement comme dans son film. Elle fait venir d'urgence son acteur principal, Simon Jérémi (Dominique Farrugia), et engage un garde du corps un peu particulier, Serge Karamazov (Alain Chabat).

Pour leur premier long métrage, Les Nuls proposent d'abord le scénario de "La Cité de la Peur" à Claude Berri. Refus poli : Berri trouve le projet un peu débile. Alain Berbérian, complice du trio sur Canal+ depuis les fausses publicités et les bandes-annonces parodiques, hérite finalement de la réalisation. Tournage en juillet 1993, en grande partie à Cannes hors période festivalière, ce qui oblige à reconstituer entièrement l'ambiance du festival avec huit cents figurants pour les scènes du Palais. Les caméos s'accumulent : Rosanna Arquette, James Cameron, Pierre Lescure, le réalisateur Michel Hazanavicius passent dans le champ.

Chantal Lauby, Alain Chabat et Dominique Farrugia, accompagnés de Gérard Darmon, livrent une mécanique comique d'une précision étonnante. La scène d'ouverture, parodie d'Evil Dead, aligne cinquante-sept gags en trois minutes selon les comptables les plus minutieux. Le numéro de la Carioca, repris du film éponyme de 1933 avec Astaire et Rogers, est devenu un rite collectif.

Deux millions deux cent mille spectateurs en 1994, une postérité énorme, des répliques entrées dans la langue. "La Cité de la Peur" reste sans doute la comédie française la plus citée depuis trente ans, et ressort régulièrement en salles dans une version restaurée pour le bonheur de plusieurs générations.

Dimanche 24 mai à 23.10 sur W9

 

 

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