5 films à voir à la télé cette semaine

du 13 au 19 avril 2026


Illustration : "Les 5 films de la semaine à voir à la télé"
 
Les 5 films à voir à la télé cette semaine sont :
 

Un Flic


Policier
De Jean-Pierre Melville
Avec Alain Delon et Catherine Deneuve
Note IMDB : 7.1/10

Le dernier film de Jean-Pierre Melville est aussi son film le plus mystérieux. Sorti en 1972, "Un Flic" raconte la confrontation feutrée entre un commissaire solitaire et un ami de longue date passé du mauvais côté de la loi. Derrière cette histoire simple, le cinéaste compose un polar glacé où chaque regard en dit plus que dix répliques.

Le commissaire Édouard Coleman (Alain Delon) mène une existence terne, à peine troublée par sa liaison avec Cathy (Catherine Deneuve), la compagne de son ami Simon (Richard Crenna). Ce dernier dirige un gang qui prépare des coups minutieux, entre braquages de banque et vol de drogue à bord d'un train. Quand Coleman se retrouve sur la piste de Simon, leur amitié devient un piège dont personne ne sortira intact. Melville, qui avait déjà orchestré les silences de "Le samouraï" et les tensions de "Le cercle rouge" aussi avec Alain Delon, pousse ici le dépouillement encore plus loin.

Alain Delon incarne Coleman avec une froideur cadavérique troublante. Son visage blême, volontairement maquillé pour accentuer cette pâleur, ne laisse filtrer l'émotion que par le regard — un bleu intense que le directeur de la photographie Walter Wottitz capte avec une précision remarquable. Face à lui, Richard Crenna donne à Simon une élégance fébrile, tandis que Catherine Deneuve traverse "Un Flic" comme une ombre magnétique, présente sans jamais tout à fait se livrer.

La séquence centrale du vol dans le train, tournée avec des maquettes en studio, divise encore les spectateurs. Melville y croyait dur comme fer, Delon la trouvait peu convaincante. Ce désaccord résume bien les tensions d'un tournage où les deux hommes, si complices sur "Le samouraï", ont souvent croisé le fer. Le résultat garde un charme singulier : vingt minutes sans dialogue, un braquage en apesanteur entre ciel et rails.

"Un Flic" a dérouté la critique et le public à sa sortie, loin du triomphe du "Cercle rouge". Melville est mort l'année suivante, à cinquante-cinq ans. Son testament cinématographique reste un film sur la solitude et l'épuisement des liens humains, porté par une atmosphère nocturne que peu de polars ont su retrouver depuis.

Lundi 13 avril à 21.00 sur Arte

 

Pupille


Drame
De Jeanne Herry
Avec Sandrine Kiberlain, Gilles Lellouche et Élodie Bouchez
Note IMDB : 7.3/10

Un nouveau-né prénommé Théo arrive au monde dans le secret. Sa mère biologique, vingt et un ans, ne le gardera pas. À partir de cet instant, une chaîne humaine se met en mouvement. "Pupille", réalisé par Jeanne Herry en 2018, suit le parcours de ce bébé né sous X depuis ses premières heures jusqu'à sa rencontre avec celle qui deviendra sa mère adoptive.

Le film déploie avec une grande justesse les étapes administratives et émotionnelles de l'adoption en France. Assistantes sociales, éducateurs, familles d'accueil temporaires, conseil de famille : chaque maillon de cette chaîne prend vie à travers des personnages incarnés sans fausse note. Jeanne Herry, fille de Miou-Miou et de Julien Clerc, avait déjà montré son sens de la direction avec "Elle l'adore" en 2014. Ici, elle atteint une maturité remarquable, filmant des bureaux et des couloirs d'hôpital avec la même attention qu'un cinéaste porterait à un paysage grandiose.

Sandrine Kiberlain joue Karine, assistante sociale à la pudeur désarmante, avec un mélange de retenue et de tendresse qui sonne parfaitement juste. Gilles Lellouche surprend en père d'accueil temporaire, loin de ses rôles habituels : il berce, nourrit, murmure à l'oreille d'un poupon avec un naturel désarmant. Élodie Bouchez, dans le rôle d'Alice, porte dix ans d'attente et de combats pour devenir mère. Son interprétation lui a valu le prix Lumières de la meilleure actrice.

A signaler, "Pupille" évite les pièges du mélo facile. Les larmes viennent, mais par la précision des situations plutôt que par la musique ou les gros plans appuyés. Le film donne à voir un monde professionnel rarement montré au cinéma, celui des travailleurs sociaux, avec un respect qui ne verse jamais dans la leçon.

Nommé au César du meilleur film, "Pupille" a rassemblé plus de 850 000 spectateurs en salle. Sa force tient dans sa capacité à émouvoir sans manipuler, en racontant simplement comment un enfant sans nom finit par trouver des bras qui ne le lâcheront plus.

Mardi 14 avril à 21.00 sur France 2

 

Kung Fu Panda


Animation
De Mark Osborne et John Stevenson
Avec les voix françaises de Manu Payet, Pierre Arditi, Marie Gillain et Marc Lavoine
Note IMDB : 7.6/10

Un panda rondouillard serveur de nouilles qui rêve de devenir maître de arts martiaux : le point de départ de "Kung Fu Panda" tient en une phrase, mais le film de Mark Osborne et John Stevenson, sorti en 2008, transforme cette idée simple en une aventure généreuse et visuellement somptueuse.

Po vit dans la Vallée de la Paix avec son père adoptif, une oie qui tient un restaurant de nouilles. Maladroit, enthousiaste et gourmand, il est le dernier candidat imaginable pour devenir le Guerrier Dragon. Pourtant, un concours de circonstances le place sous la tutelle du sévère maître Shifu, aux côtés des redoutables Cinq Cyclones. Et pendant ce temps, le léopard des neiges Tai Lung, ancien élève prodige devenu dangereux, approche à grands pas.

Les studios DreamWorks ont mis les moyens là où il faut : chaque décor ressemble à une peinture traditionnelle chinoise animée. Les séquences de combat empruntent au meilleur du cinéma de Hong Kong, et la lumière joue avec les brumes et les dorures comme dans un rouleau de soie. "Kung Fu Panda" a d'ailleurs reçu une ovation prolongée lors de sa présentation au Festival de Cannes en 2008.

Jack Black prête sa voix à Po en version originale avec une énergie contagieuse. En version française, Manu Payet reprend le rôle avec un naturel réjouissant, tandis que Pierre Arditi confère au sage Shifu une autorité teintée de fragilité. Dustin Hoffman, Angelina Jolie et Jackie Chan complètent une distribution de luxe pour la version anglaise.

Derrière les rires et les pirouettes, "Kung Fu Panda" glisse un message sincère sur la confiance en soi et l'acceptation de ce que l'on est. Le film a engrangé plus de 630 millions de dollars dans le monde et lancé une saga de quatre épisodes. Sa recette tient en un paradoxe savoureux : prendre très au sérieux une histoire complètement loufoque.

Mardi 14 avril à 21.10 sur TFX

 

S.O.S. Fantômes


Comédie et un peu de Fantastique
De Ivan Reitman
Avec Bill Murray et Dan Aykroyd
Note IMDB : 7.8/10

Trois chercheurs en parapsychologie se font renvoyer de leur université. Plutôt que de chercher un nouveau poste, ils fondent une entreprise de chasse aux fantômes dans les rues de New York. Ainsi naît en 1984 "S.O.S. Fantômes", la comédie surnaturelle d'Ivan Reitman qui allait marquer toute une génération.

Le scénario, signé Dan Aykroyd et Harold Ramis, partait d'une idée encore plus folle à l'origine : les chasseurs de spectres devaient voyager dans le temps et l'espace. Trop coûteux. Reitman a recentré l'action sur Manhattan, et cette contrainte a donné naissance à l'un des cocktails les plus réussis de l'histoire du cinéma américain : de la comédie, du fantastique, une dose d'horreur et beaucoup de dérision. Le tournage dans les rues de New York s'est souvent fait sans autorisation, ce qui donne aux scènes extérieures une authenticité brute.

L'acteur Bill Murray domine "S.O.S. Fantômes" avec ce mélange de nonchalance et d'ironie dont il a le secret. Son personnage de Peter Venkman drague en plein travail, improvise des répliques assassines et traverse le chaos avec un détachement souverain. Dan Aykroyd (l'un des deux Blues Brothers) apporte son débit mitrailleur de faux expert, Harold Ramis joue le scientifique pince-sans-rire, et Sigourney Weaver, loin de ses rôles dans la saga Alien, prouve ici un sens comique redoutable.

Le film mêle effets spéciaux artisanaux et décors réels avec une énergie qui compense largement les trucages parfois visibles. La scène du saccage d'un hôtel de luxe à coups de rayons protoniques reste un morceau de bravoure absurde et jubilatoire.

Avec près de 300 millions de dollars de recettes mondiales et presque trois millions d'entrées en France, "S.O.S. Fantômes" a engendré une saga complète : suites, séries animées, jeux vidéo. Quarante ans après, le film garde son pouvoir de faire rire avec une décontraction que peu de comédies fantastiques ont su retrouver.

Vendredi 17 avril à 21.05 sur Gulli

 

Les Grands Espaces


Western
De William Wyler
Avec Gregory Peck, Charlton Heston et Jean Simmons
Note IMDB : 7.9/10

Un ancien officier de marine débarque dans l'Ouest américain pour épouser sa fiancée. Ce qui l'attend, ce n'est pas une lune de miel, mais une guerre de territoire entre deux clans que rien ne semble pouvoir réconcilier. "Les Grands Espaces", réalisé par William Wyler en 1958, transforme ce point de départ classique en un film puissant sur la violence et le courage de ne pas y céder.

James McKay, incarné par Gregory Peck, arrive chez les Terrill avec ses manières de gentleman de la côte Est. Son refus de répondre aux provocations agace tout le monde : le contremaître Steve Leech, le vieux patriarche Terrill, et même les Hannassey, le clan rival mené par un Rufus tonitruant. Seule Julie Maragon, institutrice indépendante propriétaire du point d'eau convoité par les deux familles, semble comprendre McKay.

Wyler, le réalisateur de "Vacances romaines" et futur auteur de "Ben-Hur", filme les prairies américaines avec un sens du cadre époustouflant. Le format large Technirama donne aux paysages de Californie et d'Arizona une ampleur qui justifie à elle seule le titre français. La musique de Jerome Moross, devenue emblématique du genre, accompagne ces panoramas avec un souffle épique.

Gregory Peck apporte à McKay une élégance tranquille qui contraste avec la brutalité ambiante. Charlton Heston, dans le rôle de Leech, campe un rival plein de rancœur et de fierté blessée. Jean Simmons incarne Julie avec une douceur ferme, et Burl Ives a remporté un Oscar pour son Rufus Hannassey, patriarche rusé et imprévisible. Le tournage des "Grands Espaces" a été chaotique : Peck et Wyler, pourtant amis au départ, ont fini par ne plus se parler.

Malgré ses 2h45, le film emporte le spectateur vers un dénouement mémorable, filmé dans un canyon vertigineux. "Les Grands Espaces" reste l'un des plus beaux plaidoyers cinématographiques aux grands espaces de l'ouest américain, porté par un spectacle visuel qui n'a rien perdu de sa grandeur.

Dimanche 19 avril à 21.00 sur Arte

 

 

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