5 films à voir à la télé cette semaine

du 9 au 15 mars 2026


Illustration : "Les 5 films de la semaine à voir à la télé"
 
Les 5 films à voir à la télé cette semaine sont :
 

Le Dîner de Cons


Comédie
De Francis Veber
Avec Thierry Lhermitte, Jacques Villeret, Daniel Prévost et Francis Huster
Note IMDB : 7.7/10

Sorti en 1998, "Le Dîner de Cons" de Francis Veber est l'adaptation de sa propre pièce créée au théâtre des Variétés à Paris en 1993. Pierre Brochant, éditeur parisien cynique incarné par Thierry Lhermitte, participe chaque mercredi à un dîner entre amis où chacun doit amener "le con le plus spectaculaire". Sa trouvaille du soir : François Pignon, comptable au ministère des Finances, passionné de maquettes en allumettes. Mais une lombalgie cloue Brochant chez lui, et c'est dans son appartement que Pignon, ce "génie de la catastrophe", va méthodiquement démolir la vie de Brochant en une seule soirée.

Francis Veber sait comment adapter une pièce de théâtre en vrai film de cinéma : sans quitter le huis clos de l'appartement, il insuffle rythme et panache à la mise en scène, laissant les dialogues percutants faire tout le travail. Le lieu, qui aurait pu alourdir le film, devient au contraire un ressort comique implacable. Francis Veber sait aussi y faire pour faire rire les spectateurs. On lui doit La Chèvre, Le Placard, Les Fugitifs et beaucoup d'autres comédies à la française.

Chaque nouveau personnage qui frappe à la porte de l'appartement amplifie le désastre de la vie de Brochant ! Francis Veber a d'ailleurs reçu le César du meilleur scénario pour cette adaptation du "Dîner de Cons".

Jacques Villeret, qui avait déjà joué le rôle six cents fois sur scène, sidère dès les essais un Francis Veber qui le compare à Raimu. Sa performance est totale : naïf, touchant, dévastateur, il tire chaque gag jusqu'à l'os tout en donnant à Pignon une humanité désarmante. Cela lui vaudra le César du meilleur acteur en 1999.

Thierry Lhermitte endure un tournage exigeant sous la direction quasi obsessionnelle de Veber. Il confiera avoir "beaucoup souffert" pour livrer exactement le sens voulu par le réalisateur, jamais une inflexion de trop.

Daniel Prévost, en inspecteur des impôts retors, complète ce trio de choc avec un César du meilleur second rôle à la clé.

L'ambiance du film oscille entre la méchanceté froide du stratagème initial — se moquer d'un innocent — et la tendresse inattendue qui se dégage de Pignon. Cette tension morale est le vrai moteur émotionnel du film : on rit, mais rarement sans un léger malaise, car c'est finalement Brochant, l'homme soit-disant "intelligent", qui est le vrai con de l'histoire.

Avec près de 9 millions d'entrées en salles, "Le Dîner de Cons" s'est imposé comme l'un des plus grands succès du cinéma français. Vingt-cinq ans après, ses répliques sont citées de génération en génération, et le film continue de cueillir de nouveaux spectateurs à chaque rediffusion télévisée. Un monument de comédie à la mécanique implacable.

Mercredi 11 mars à 21.25 sur TMC

 

Captain Fantastic


Comédie décalée
De Matt Ross
Avec Viggo Mortensen
Note IMDB : 7.8/10

Ben Cash (Viggo Mortensen) élève ses six enfants en pleine forêt, loin de toute société de consommation, dans l'État de Washington au nord-ouest des Etats Unis. Anarchiste convaincu, il les forme à la survie, à la philosophie, à la musique et à la pensée critique. Quand sa femme Leslie, hospitalisée pour troubles bipolaires, décède, la famille doit quitter son isolement pour rejoindre la civilisation et faire face au monde réel — un choc des cultures qui va tout remettre en question.

Matt Ross, acteur reconverti en réalisateur, signe avec "Captain Fantastic" un film d'une remarquable cohérence. Son film alterne entre la lumière naturelle de la forêt et les environnements artificiels et aseptisés de la société moderne, renforçant le fossé entre les deux univers. Le réalisateur refuse le manichéisme facile : ni le mode de vie en ermite de Ben ni celui de la société moderne n'est présenté comme une réponse idéale pour être heureux, et c'est précisément cette ambiguïté morale qui fait la force du scénario. Scénario qui sera d'ailleurs nommé aux Oscars.

Viggo Mortensen (le Aragorn du Seigneur des Anneaux) livre l'une de ses performances les plus habitées. Il incarne un père à la fois inspirant et aveuglé par ses propres idéaux. Pour préparer le rôle, il a suivi de vraies formations de survie en milieu sauvage.

Face à lui, le jeune George MacKay, dans le rôle du fils aîné, apporte une sincérité bouleversante dans sa quête d'émancipation. Le reste du casting familial, soudé par un véritable séjour commun en camp de survie avant le tournage, dégage une authenticité qui se ressent dans chaque scène du film.

L'ambiance de "Captain Fantastic" oscille entre la tendresse d'un conte et la rudesse d'un pamphlet social. Les scènes de vie forestière, empreintes d'une beauté presque utopique, contrastent avec les moments de comédie acide lors des rencontres avec la société de consommation — comme lorsque la petite Zaja récite la Constitution à un supermarché ahuri. Cette tension entre idéalisme et réalité traverse chaque plan.

Présenté à Sundance et au Festival de Cannes où Matt Ross a décroché le Prix de la mise en scène dans la section Un Certain Regard en 2016, "Captain Fantastic" a séduit la critique internationale tout en trouvant un large public. Film culte discret mais tenace, il continue de circuler comme une œuvre de référence sur la liberté de penser et le prix à payer pour vivre une utopie. Un film qui dérange autant qu'il émeut — et c'est exactement pour ça qu'il faut le voir.

Mercredi 11 mars à 21.10 sur Novo 19

 

Notre Corps


Documentaire
De Claire Simon
Note IMDB : 7.8/10

Claire Simon installe sa caméra dans le service de gynécologie de l'hôpital Tenon à Paris. Elle filme pendant près de trois heures les corps féminins traversés par les grandes étapes de la vie : IVG, PMA, accouchement, endométriose, cancer du sein, transition de genre, soins palliatifs. Le film "Notre Corps" ne suit pas une patiente en particulier mais construit un portrait collectif et universel de ce que signifie vivre dans un corps de femme aujourd'hui. Et puis, à mi-parcours du film, le basculement : Claire Simon elle-même reçoit un diagnostic de cancer du sein et passe de l'autre côté de l'objectif.

Claire Simon avait tourné plusieurs documentaires parmi lesquels : Les Patients, Coûte que coûte et Récréations. Encore une fois dans "Notre Corps", elle tient seule la caméra, signe le scénario, et impose un style de cinéma direct hérité des Ateliers Varan où elle s'est formée.

Le dispositif est simple, presque austère — une caméra à l'épaule, une lumière naturelle, des consultations filmées en temps réel — mais il produit une vérité saisissante. Le montage de Luc Forveille tresse les destins sans jamais les hiérarchiser, créant une forme de fresque où chaque femme occupe un espace de dignité absolue. "Notre Corps" ne cherche pas à provoquer mais à montrer. C'est précisément ce regard qui rend chaque scène inoubliable.

Il n'y a pas d'actrices ici — seulement des femmes réelles, des patientes et des soignantes qui ont consenti à être filmées dans des moments d'une intimité extrême. Chacune apporte une présence brute, irremplaçable. Les médecins aussi sont des personnages à part entière : leur façon de nommer, de toucher, d'expliquer illustre ce que Claire Simon appelle "le rapport entre les mots et le corps". L'équipe de tournage elle-même — entièrement féminine — s'est régulièrement retrouvée en larmes sur le plateau, submergée par l'émotion des situations vécues.

Le film est à la fois clinique et profondément humain. La lumière froide des couloirs d'hôpital ne fait qu'amplifier la chaleur des échanges entre soignantes et patientes. Claire Simon réussit ce tour de force de rendre la gynécologie non pas effrayante mais familière, presque apaisante dans sa franchise. "Notre Corps" est politique sans être pamphlet, féministe sans être militant : le film laisse les corps parler.

Présenté au Festival Visions du Réel en 2023, "Notre Corps" a été unanimement salué par la critique internationale comme une œuvre importante du documentaire français contemporain. En osant inclure sa propre maladie dans le récit, Claire Simon transforme un film sur les autres en un acte personnel d'une vraie lucidité. Un document vivant sur la condition féminine, à la fois intime et universel, qui mérite d'être vu comme une expérience autant que comme un film.

Vendredi 13 mars à 21.00 sur France 4

 

Blood Diamond


Drame, aventure, thriller et plus encore
De Edward Zwick
Avec Leonardo DiCaprio et Djimon Hounsou
Note IMDB : 8.0/10

En 1999, la Sierra Leone (petit pays d'Afrique de l'Ouest) est déchirée par la guerre civile. Solomon Vandy (Djimon Hounsou), pêcheur d'ethnie Mendé, est capturé par les rebelles. Il est contraint de travailler dans les mines de diamants. Là, en travaillant, Il découvre et cache un énorme diamant rose.

Plus tard, en prison, il croise Danny Archer (Leonardo DiCaprio), un mercenaire rhodésien et trafiquant d'armes, qui lui propose un pacte : l'aider à retrouver sa famille en échange de la pierre précieuse. Les deux hommes traversent ensemble un pays en feu, accompagnés d'une journaliste américaine, Maddy Bowen (Jennifer Connelly), bien décidée à exposer le scandale des diamants de sang (Blood Diamond).

Edward Zwick, réalisateur déjà rompu aux fresques historiques avec Le Dernier Samurai et Légendes d'Automne, impose ici un style tendu, quasi documentaire, qui plonge le spectateur au cœur du chaos sierra-léonais. Le tournage en Afrique du Sud et au Mozambique donne au film une authenticité visuelle réelle pour une production hollywoodienne d'envergure.

Le réalisateur équilibre avec maestria l'action pure — les séquences de guérilla urbaine sont saisissantes — et l'histoire politique dans le film, sans jamais sacrifier l'une à l'autre.

Leonardo DiCaprio, nominé aux Oscars pour ce rôle, livre un personnage en constante transformation : cynique et opportuniste au départ, il laisse transparaître une humanité enfouie au fil du film.

Face à lui, Djimon Hounsou (Les Gardiens de la Galaxie, Gladiator) est la boussole morale du film — sa performance, à la fois digne et désespérée, lui vaut également une nomination aux Oscars. Jennifer Connelly incarne avec précision le dilemme du journalisme engagé, tiraillé entre l'empathie et l'objectivité.

"Blood Diamond" oscille entre la beauté brute des paysages africains et l'horreur sourde d'un conflit alimenté par la cupidité internationale. Les enfants-soldats, les mines de diamant exploitées sous la contrainte, les circuits occultes du négoce de pierres précieuses : Blood Diamond transforme chaque scène d'action en manifeste politique brutal.

Sorti en 2006 et nommé à cinq reprises aux Oscars, "Blood Diamond" a eu un impact réel au-delà du cinéma : le film a participé à relancer le débat sur le processus de Kimberley, le programme censé certifier l'origine légale des diamants. Il a provoqué une prise de conscience dans la population. Thriller politique autant que film d'action, "Blood Diamond" reste l'une des œuvres les plus engagées de DiCaprio, et un document nécessaire sur les guerres par procuration alimentées par les ressources naturelles.

Dimanche 15 mars à 21.00 sur Arte

 

Léon


Drame
De Luc Besson
Avec Jean Reno, Natalie Portman et Gary Oldman
Note IMDB : 8.5/10

À New York, dans le quartier de Little Italy, Léon (Jean Reno) est un tueur à gages solitaire et méticuleux, analphabète, vivant en marge du monde. Sa vie bascule le jour où Mathilda (Natalie Portman), douze ans, frappe à sa porte après que toute sa famille a été massacrée par Stansfield (Gary Oldman), un agent de la DEA corrompu et imprévisible. Léon l'accueille à contrecœur, et un étrange pacte se noue : il lui apprend à tuer, elle lui apprend à lire.

Luc Besson signe avec "Léon" (1994) sans doute son film le plus aboutie. Tourné entièrement à New York, le film mêle tension urbaine et douceur mélancolique avec une maîtrise de la caméra déjà très sûre. Luc Besson s'inspire ouvertement du Samouraï de Melville avec Alain Delon pour construire le personnage de Léon — taiseux, ritualisé, insaisissable — tout en injectant une dimension affective inattendue qui transcende le genre. La photographie de Thierry Arbogast, nommée aux Césars, donne au film une lumière contrastée, entre néon froid et chaleur intime, qui renforce le malaise et l'attachement simultanément.

Jean Reno est Léon. Jean Reno est le film. Il incarne Léon avec une économie de jeu saisissante : peu de mots, beaucoup de corps, un regard qui dit tout. Sa performance lui vaut le César du meilleur acteur. À ses côtés, la toute jeune Natalie Portman — c'est son premier rôle au cinéma — marque déjà par sa maturité et sa présence électrique. Gary Oldman, en agent des stups psychopathe et baroque, joue un méchant d'anthologie, imprévisible et jouissif dans ses excès. Ces trois performances forment un triangle dramatique d'une belle intensité.

L'ambiance de "Léon" est celle d'une fable urbaine cruelle et tendre à la fois. Besson joue sur les contrastes — la violence des missions de Léon contre la candeur désarmante de Mathilda — pour créer une tension permanente. La musique d'Éric Serra, également récompensée aux Césars, enveloppe le tout d'une mélancolie qui transforme le film en quelque chose qui ressemble presque à un conte.

"Léon" a bien évidemment remporté de nombreuses récompenses dont le César du meilleur réalisateur pour Besson, et s'est imposé comme un phénomène mondial, particulièrement adulé au Japon et en Corée. Trente ans après sa sortie, le film reste encore et toujours une référence du cinéma d'action à la française. "Léon" est régulièrement cité parmi les meilleurs films des années 90. Un classique instantané et brutal, dont l'écho ne s'éteint pas.

Dimanche 15 mars à 21.10 sur TFX

 

 

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