5 films à voir à la télé cette semaine

du 6 au 12 avril 2026


Illustration : "Les 5 films de la semaine à voir à la télé"
 
Les 5 films à voir à la télé cette semaine sont :
 

Shrek


Animation
De Andrew Adamson et Vicky Jenson
Avec Alain Chabat (voix française de Shrek)
Note IMDB : 7.9/10

Un ogre vert, grognon et solitaire qui finit par émouvoir la planète entière : il fallait oser. En 2001, "Shrek" débarque sur les écrans et dynamite joyeusement toutes les conventions du conte de fées, celles-là mêmes que Disney avait patiemment installées pendant des décennies.

Le point de départ est simple. Shrek est un ogre mal léché. Il voit son marais envahi par des créatures de contes chassées de leurs terres par le tyrannique Lord Farquaad. Pour retrouver sa tranquillité, il accepte une mission : aller délivrer la princesse Fiona, retenue prisonnière dans une tour gardée par un dragon. En chemin, un âne bavard et insupportable s'impose comme compagnon de route. Ce qui ressemble à une quête classique bascule très vite dans la parodie tendre, où chaque cliché se retrouve retourné comme une crêpe.

Andrew Adamson et Vicky Jenson signent ici une mise en scène inventive, portée par une animation qui impressionnait déjà à l'époque. DreamWorks prouvait avec "Shrek" que le studio Pixar n'avait plus le monopole du film en images de synthèse réussi. La bande-son, de Smash Mouth à Leonard Cohen, colle parfaitement à l'esprit décalé de l'ensemble. Le film a d'ailleurs marqué l'histoire en remportant le tout premier Oscar du meilleur film d'animation.

Côté voix, Mike Myers dans la version américaine et l'incontournable Alain Chabat dans la version française donnent à l'ogre un accent écossais irrésistible, tandis qu'Eddie Murphy transforme l'Âne en tornade comique impossible à oublier. Cameron Diaz apporte à Fiona une énergie qui dépasse largement le rôle convenu de princesse en détresse.

"Shrek" fonctionne à plusieurs niveaux tel une commode à tiroirs. Les enfants rient des gags physiques, les adultes savourent les références et l'ironie. Derrière la farce se cache aussi une jolie réflexion sur les apparences et la différence. Plus de vingt ans après, le charme opère toujours, intact et généreux.

Lundi 6 avril à 21.10 sur TF1 Séries Films

 

We Have a Dream


Documentaire
De Pascal Plisson
Avec Maud (France), Charles (Kenya), Xavier (Rwanda)
Note IMDB : 7.3/10

Six enfants, cinq pays, des handicaps différents et une même énergie de vivre : "We have a dream" (Nous avons un rêve) commence là où beaucoup de documentaires s'arrêtent, au-delà de la compassion facile.

Pascal Plisson, que le public connaît depuis "Sur le chemin de l'école", son documentaire récompensé par un César en 2013, est allé à la rencontre de Maud en France, Charles au Kenya, Xavier au Rwanda, Antonio au Brésil, Nirmala et Khendo au Népal. Albinos, amputés, aveugles, sourds ou autistes, ces jeunes rêvent de devenir médecin, danseuse ou champion paralympique. Le film suit leur quotidien sans faux-semblant, montre les obstacles concrets auxquels ils font face, mais surtout l'entourage familial qui les porte.

La caméra de Plisson sait se faire discrète. Il a passé du temps dans chaque famille avant même de faire venir son équipe de tournage, et cela se sent. Les images sont lumineuses, les paysages du Rwanda ou du Népal magnifiques, mais jamais la beauté visuelle ne sert d'alibi. "We have a dream" évite le piège du misérabilisme comme celui de l'optimisme béat. Les enfants ne demandent ni pitié ni admiration, simplement d'avoir les mêmes chances que les autres.

Le réalisateur a travaillé en collaboration avec Handicap International pour identifier ces familles parmi une centaine de profils possibles. Il tenait à représenter des handicaps variés, y compris un handicap invisible, pour ne jamais réduire ces parcours à une seule image. Ce souci de diversité donne au documentaire un rythme qui ne lasse pas, chaque portrait apportant sa propre tonalité.

"We have a dream" ne prétend pas changer le monde en quatre-vingt-seize minutes. Mais en montrant ces enfants debout, têtus, drôles parfois, le film rappelle que l'inclusion passe d'abord par le regard que les adultes acceptent ou refusent de poser.

Mardi 7 avril à 21.00 sur France 4

 

Jurassic Park


Science-fiction et aventure
De Steven Spielberg
Avec Sam Neill, Laura Dern et Jeff Goldblum
Note IMDB : 8.2/10

Il y a des films qui changent les règles du jeu. Sorti en 1993, "Jurassic Park" est de ceux-là. Quand le maître Steven Spielberg ressuscite les dinosaures sur grand écran, le cinéma entre dans une nouvelle ère, celle des effets numériques qui ne font plus sourire mais trembler.

Sur une île au large du Costa Rica, le milliardaire John Hammond a recréé des dinosaures vivants grâce au clonage génétique, à partir d'ADN préservé dans de l'ambre. Il invite un petit groupe de scientifiques à valider son projet avant l'ouverture au public. Mais un sabotage informatique fait sauter tous les systèmes de sécurité, libérant les prédateurs. La visite de courtoisie tourne au cauchemar.

Spielberg, déjà rompu aux récits de tension depuis "Les dents de la mer", orchestre ici des séquences devenues légendaires. L'attaque du tyrannosaure sous la pluie, les vélociraptors dans la cuisine : chaque scène repose sur un découpage au cordeau, où la suggestion travaille autant que le spectaculaire. Les équipes de Stan Winston pour les créatures préhistoriques et Industrial Light and Magic pour les images de synthèse ont repoussé les limites techniques de leur époque. La musique de l'incontournable John Williams, à la fois grandiose et inquiétante, achève de graver "Jurassic Park" dans la mémoire collective.

Du côté des acteurs, Sam Neill incarne un paléontologue bourru qui découvre avec stupeur ses objets d'étude en chair et en os. Laura Dern apporte intelligence et détermination au rôle de la botaniste Ellie Sattler. Quant à Jeff Goldblum, en mathématicien sarcastique, vole régulièrement la vedette avec un flegme inimitable.

"Jurassic Park" a engrangé plus d'un milliard de dollars au fil de ses exploitations, lancé une franchise entière et transformé durablement la fabrication des effets spéciaux. Trente ans après, le frisson reste intact.

Mercredi 8 avril à 21.10 sur TF1 Séries Films

 

Adieu Monsieur Haffmann


Drame historique
De Fred Cavayé
Avec Daniel Auteuil, Gilles Lellouche et Sara Giraudeau
Note IMDB : 7.2/10

Paris, été 1941. Les lois antisémites se durcissent et les vies basculent dans le silence. "Adieu Monsieur Haffmann" s'installe dans ce territoire trouble où la peur transforme les gens ordinaires, parfois en héros, parfois en bourreaux.

Joseph Haffmann (Daniel Auteuil), bijoutier talentueux, envoie sa famille en zone libre avant de confier sa boutique à son employé François Mercier (Gilles Lellouche) par un faux acte de vente. Le plan est simple : Mercier gère le commerce pendant l'Occupation, Haffmann le récupère après la guerre. Mais Haffmann ne parvient pas à quitter Paris et doit se cacher dans la cave de sa propre boutique, désormais propriété de l'autre. L'accord initial se fissure, les rapports de pouvoir se renversent, et Mercier, homme apparemment sans malice, révèle un visage inattendu.

Fred Cavayé, le réalisateur connu pour ses thrillers efficaces comme A bout portant, adapte ici la pièce de Jean-Philippe Daguerre, couronnée de quatre Molières en 2018. La mise en scène assume le huis clos sans chercher à le fuir, et la tension monte par paliers dans des décors soignés qui restituent l'atmosphère étouffante de l'Occupation. "Adieu Monsieur Haffmann" tire sa force de l'ambiguïté morale de ses personnages plutôt que de la reconstitution historique pure.

Daniel Auteuil compose un Haffmann vulnérable et digne, tout en retenue. Gilles Lellouche porte le film avec une intensité croissante, rendant palpable la lente dérive de Mercier vers la compromission. Sara Giraudeau, remarquée pour ce rôle au Festival de Sarlat, donne à Blanche une trajectoire saisissante, passant de la docilité à une forme de révolte silencieuse.

"Adieu Monsieur Haffmann" rappelle, sans discours appuyé, combien les circonstances extrêmes révèlent ce que chacun porte en soi. Un film sobre, porté par trois interprètes au sommet.

Dimanche 10 avril à 21.10 sur France 2

 

Madame Doubtfire


Comédie dramatique
De Chris Columbus
Avec Robin Williams, Sally Field et Pierce Brosnan
Note IMDB : 7.1/10

Un père prêt à tout pour voir ses enfants, même à enfiler une robe, un tablier et une perruque grise : "Madame Doubtfire" repose sur une idée absurde, mais Robin Williams en fait une des comédies les plus touchantes des années 1990.

Daniel Hillard, comédien de doublage talentueux mais irresponsable, perd la garde de ses trois enfants après un divorce douloureux. Ne supportant pas de ne les voir qu'un samedi sur deux, il se métamorphose, grâce à son frère maquilleur, en une gouvernante écossaise d'un certain âge, Madame Doubtfire. Engagée par son ex-femme Miranda, la fausse nounou s'installe au coeur du foyer. Le stratagème fonctionne, mais la situation devient vite ingérable.

Le réalisateur Chris Columbus, qui retrouvera plus tard le succès avec les premiers Harry Potter, trouve ici un équilibre rare entre la farce et l'émotion. La mise en scène ne cherche pas l'esbroufe : elle laisse toute la place au jeu des comédiens et aux situations, accompagnée par la musique sobre de Howard Shore. Pour l'anecdote, le tournage a eu lieu à San Francisco, et la maison de la famille Hillard, sur Steiner Street, est devenue un lieu de pèlerinage pour les admirateurs de Robin Williams après sa disparition en 2014.

Robin Williams déploie ici toute sa palette : improvisation débridée, voix multiples, burlesque physique, mais aussi des moments de fragilité qui serrent la gorge. Dans "Madame Doubtfire", il passe du rire aux larmes en un battement de cils. Sally Field campe une Miranda crédible et nuancée. Pierce Brosnan, dans le rôle du nouveau compagnon, accepte avec élégance d'être la cible des gags les plus féroces.

"Madame Doubtfire" a attiré plus de cinq millions de spectateurs en France et reste, rediffusion après rediffusion, une valeur sûre du rire familial. Derrière la comédie de déguisement se cache un film sincère sur le divorce et le lien parent-enfant.

Dimanche 10 avril à 21.10 sur 6ter

 

 

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