Shrek
- Genre
- Animation
- Réalisateur
- Andrew Adamson et Vicky Jenson
- Acteurs
- Alain Chabat (voix française de Shrek)
- À la télé
- Lundi 6 avril à 21.10, TF1 Séries Films
Un ogre vert, grognon et solitaire qui finit par émouvoir la planète entière : il fallait oser. En 2001, "Shrek" débarque sur les écrans et dynamite joyeusement toutes les conventions du conte de fées, celles-là mêmes que Disney avait patiemment installées pendant des décennies.
Le point de départ est simple. Shrek est un ogre mal léché. Il voit son marais envahi par des créatures de contes chassées de leurs terres par le tyrannique Lord Farquaad. Pour retrouver sa tranquillité, il accepte une mission : aller délivrer la princesse Fiona, retenue prisonnière dans une tour gardée par un dragon. En chemin, un âne bavard et insupportable s'impose comme compagnon de route. Ce qui ressemble à une quête classique bascule très vite dans la parodie tendre, où chaque cliché se retrouve retourné comme une crêpe.
Andrew Adamson et Vicky Jenson signent ici une mise en scène inventive, portée par une animation qui impressionnait déjà à l'époque. DreamWorks prouvait avec "Shrek" que le studio Pixar n'avait plus le monopole du film en images de synthèse réussi. La bande-son, de Smash Mouth à Leonard Cohen, colle parfaitement à l'esprit décalé de l'ensemble. Le film a d'ailleurs marqué l'histoire en remportant le tout premier Oscar du meilleur film d'animation.
Côté voix, Mike Myers dans la version américaine et l'incontournable Alain Chabat dans la version française donnent à l'ogre un accent écossais irrésistible, tandis qu'Eddie Murphy transforme l'Âne en tornade comique impossible à oublier. Cameron Diaz apporte à Fiona une énergie qui dépasse largement le rôle convenu de princesse en détresse.
"Shrek" fonctionne à plusieurs niveaux tel une commode à tiroirs. Les enfants rient des gags physiques, les adultes savourent les références et l'ironie. Derrière la farce se cache aussi une jolie réflexion sur les apparences et la différence. Plus de vingt ans après, le charme opère toujours, intact et généreux.

