Indiana Jones et la Dernière Croisade
- Genre
- Film d'action et d'aventure
- Réalisateur
- Steven Spielberg
- Acteurs
- Harrison Ford et Sean Connery
- À la télé
- Mardi 3 mars à 21.10, M6
M6 continue la diffusion des aventures de l'archéologue le plus célèbre au monde. Après l'Arche perdue et le Temple maudit, c'est au tour d'"Indiana Jones et la Dernière Croisade".
Indiana Jones (Harrison Ford) reçoit une mystérieuse pochette contenant le carnet de recherches de son père, Henry Jones (Sean Connery), un spécialiste du Graal. Le vieil homme a été enlevé par les nazis. Ils cherchent à s'emparer de la légendaire coupe du Christ pour devenir immortel et conquérir le monde. Indy part à sa rescousse à travers Venise, l'Autriche et le désert jordanien, affrontant pièges mortels et armées ennemies pour trouver non seulement le Graal, mais aussi trouver la réconciliation avec un père dont il s'est toujours senti éloigné.
Steven Spielberg est au sommet de son art dans ce troisième volet des aventures de l'intrépide Indiana. La mise en scène alterne avec une fluidité maîtrisée les séquences d'action spectaculaires — poursuite en bateaux, combat sur un tank, cavalcade en avion biplan — et les moments de comédie légère, souvent portés par la dynamique père-fils.
"Indiana Jones et la Dernière Croisade" s'ouvre sur un prologue en flashback avec un jeune Indy à cheval dans le désert américain, séquence devenue culte qui pose d'emblée le ton : aventure, humour, mythe des origines.
Harrison Ford confirme ce qu'il avait déjà démontré : Indy est l'un des personnages les plus attachants du cinéma populaire, courageux mais maladroit, brillant mais humain.
Sean Connery, lui, vole littéralement chaque scène. Son Henry Sr. distrait, savant et bourru crée avec Ford une alchimie comique absolument irrésistible. Leur relation dépasse le simple ressort comique — elle constitue le vrai moteur du film, lui donnant une profondeur que les deux premiers volets n'avaient pas.
L'ambiance générale d'"Indiana Jones et la Dernière Croisade" oscille entre aventure dans les années 1930, humour à l'anglaise et tension hitchcockienne, dosée avec une maîtrise rare. Spielberg s'amuse, et ça se sent dans chaque plan. la musique tient aussi un rôle majeur dans ce film. Le compositeur John Williams livre l'une de ses meilleures partitions, entre le thème d'Indiana Jones devenu indissociable du personnage et des morceaux plus intimes qui accompagnent la relation père-fils.
Sorti en 1989, "Indiana Jones et la Dernière Croisade" a été un triomphe mondial avec près de 475 millions de dollars au box-office. Salué comme le meilleur épisode de la saga par une large partie du public et des critiques, il incarne parfaitement ce que le cinéma d'aventure peut offrir quand il est porté par un vrai récit, de vrais personnages et une mise en scène généreuse. Trente-cinq ans après, il n'a pas pris une ride — et le dernier plan, au coucher de soleil, reste l'une des images les plus belles et les plus justes de la carrière de Spielberg.

