5 films à voir à la télé cette semaine

du 2 au 8 mars 2026


Illustration : "Les 5 films de la semaine à voir à la télé"
 
Les 5 films à voir à la télé cette semaine sont :
 

Indiana Jones et la Dernière Croisade


Film d'action et d'aventure
De Steven Spielberg
Avec Harrison Ford et Sean Connery
Note IMDB : 8.2/10

M6 continue la diffusion des aventures de l'archéologue le plus célèbre au monde. Après l'Arche perdue et le Temple maudit, c'est au tour d'"Indiana Jones et la Dernière Croisade".

Indiana Jones (Harrison Ford) reçoit une mystérieuse pochette contenant le carnet de recherches de son père, Henry Jones (Sean Connery), un spécialiste du Graal. Le vieil homme a été enlevé par les nazis. Ils cherchent à s'emparer de la légendaire coupe du Christ pour devenir immortel et conquérir le monde. Indy part à sa rescousse à travers Venise, l'Autriche et le désert jordanien, affrontant pièges mortels et armées ennemies pour trouver non seulement le Graal, mais aussi trouver la réconciliation avec un père dont il s'est toujours senti éloigné.

Steven Spielberg est au sommet de son art dans ce troisième volet des aventures de l'intrépide Indiana. La mise en scène alterne avec une fluidité maîtrisée les séquences d'action spectaculaires — poursuite en bateaux, combat sur un tank, cavalcade en avion biplan — et les moments de comédie légère, souvent portés par la dynamique père-fils.

"Indiana Jones et la Dernière Croisade" s'ouvre sur un prologue en flashback avec un jeune Indy à cheval dans le désert américain, séquence devenue culte qui pose d'emblée le ton : aventure, humour, mythe des origines.

Harrison Ford confirme ce qu'il avait déjà démontré : Indy est l'un des personnages les plus attachants du cinéma populaire, courageux mais maladroit, brillant mais humain.

Sean Connery, lui, vole littéralement chaque scène. Son Henry Sr. distrait, savant et bourru crée avec Ford une alchimie comique absolument irrésistible. Leur relation dépasse le simple ressort comique — elle constitue le vrai moteur du film, lui donnant une profondeur que les deux premiers volets n'avaient pas.

L'ambiance générale d'"Indiana Jones et la Dernière Croisade" oscille entre aventure dans les années 1930, humour à l'anglaise et tension hitchcockienne, dosée avec une maîtrise rare. Spielberg s'amuse, et ça se sent dans chaque plan. la musique tient aussi un rôle majeur dans ce film. Le compositeur John Williams livre l'une de ses meilleures partitions, entre le thème d'Indiana Jones devenu indissociable du personnage et des morceaux plus intimes qui accompagnent la relation père-fils.

Sorti en 1989, "Indiana Jones et la Dernière Croisade" a été un triomphe mondial avec près de 475 millions de dollars au box-office. Salué comme le meilleur épisode de la saga par une large partie du public et des critiques, il incarne parfaitement ce que le cinéma d'aventure peut offrir quand il est porté par un vrai récit, de vrais personnages et une mise en scène généreuse. Trente-cinq ans après, il n'a pas pris une ride — et le dernier plan, au coucher de soleil, reste l'une des images les plus belles et les plus justes de la carrière de Spielberg.

Mardi 3 mars à 21.10 sur M6

 

Jusqu'à la Garde


Drame
De Xavier Legrand
Avec Denis Ménochet, Léa Drucker et Thomas Gioria
Note IMDB : 7.6/10

Miriam (Léa Drucker) et Antoine (Denis Ménochet) divorcent. Elle accuse son mari de faire subir des violences à leur enfant. Pour protéger son fils Julien (Thomas Gioria) Miriam réclame la garde exclusive. Mais la juge aux affaires familiales est sensible aux dénégations d'Antoine. Elle tranche pour une garde partagée. Pris en otage entre ses deux parents, le jeune Julien va tout faire pour empêcher que le pire n'arrive. Il devient malgré lui l'enjeu silencieux d'un affrontement qui ne dit pas son nom.

"Jusqu'à la Garde" est le premier film en tant que réalisateur de Xavier Legrand. Il signe avec ce film une œuvre d'une précision redoutable. La réalisation suit une logique de thriller pur : tout commence dans le bureau froid et administratif d'un juge, et l'étau se resserre scène après scène, inexorablement. Legrand filme la violence conjugale non pas à travers les coups, mais à travers la peur, l'attente, la menace diffuse — ce qui rend le film encore plus efficace et troublant.

Denis Ménochet (Inglourious Basterds, Peter von Kant) est hallucinant dans le rôle d'Antoine, colosse imprévisible oscillant entre douceur feinte et rage contenue, dont la seule présence physique à l'écran suffit à faire monter l'angoisse.

Léa Drucker, César de la meilleure actrice avec "Jusqu'à la Garde", compose une femme plongée dans la peur, livide, qui se blinde pour survivre sans jamais craquer à l'écran. Quant au jeune Thomas Gioria, il est une révélation absolue — son visage porte toute la complexité d'un enfant tiraillé entre l'amour filial et la terreur.

"Jusqu'à la Garde" repose sur un dispositif sonore et visuel épuré, presque clinique. Il n'y a pas de musique dramatisante pour souligner les moments de tension — Legrand fait confiance au silence, aux bruits du quotidien, aux silences lourds entre les personnages. Cette sobriété totale crée une atmosphère étouffante, quasi insoutenable, qui coupe littéralement le souffle lors de la séquence finale.

Lion d'Argent de la mise en scène et Prix du meilleur premier film à la Mostra de Venise 2017, "Jusqu'à la Garde" a ensuite raflé quatre César en 2019, dont ceux du meilleur film, de la meilleure actrice et du meilleur scénario original. Le film a eu un retentissement social fort en France, mettant sur le devant de la scène le sujet trop longtemps minimisé des violences conjugales et la faiblesse du système judiciaire face à elles. Un premier film majuscule pour Xavier Legrand, coup de poing et nécessaire.

Mercredi 4 mars à 21.00 sur Arte

 

Rencontre avec Joe Black


Drame fantastique et romantique
De Martin Brest
Avec Brad Pitt, Anthony Hopkins et Claire Forlani
Note IMDB : 7.2/10

William Parrish (Anthony Hopkins) est un magnat des médias sur le point de fêter ses 65 ans quand la Mort en personne frappe à sa porte. Elle a emprunté le corps d'un jeune homme (Brad Pitt) qu'elle vient de faucher et se présente sous le nom de Joe Black. La Mort propose à Parrish un marché : quelques jours de sursis en échange d'une immersion dans la vie des mortels. Complication imprévue — Joe tombe amoureux de Susan (Claire Forlani), la fille de son hôte, brouillant les frontières entre le vivant et l'au-delà.

Le réalisateur Martin Brest (Le Flic de Beverly Hills, Midnight Run) opte pour une mise en scène volontairement lente, presque solennelle. "Rencontre avec Joe Black" dure près de trois heures, ce qui fut reproché par une partie de la critique à la sortie du film. Mais cette lenteur est un choix assumé : elle installe une atmosphère de flottement, de temps suspendu, qui colle parfaitement à l'idée que la mort rôde et que chaque instant compte. Les décors luxueux de la demeure Parrish, filmés avec une lumière dorée et veloutée, renforcent cette sensation d'un monde hors du temps.

Brad Pitt livre une performance atypique et mémorable dans "Rencontre avec Joe Black" — il joue un être qui découvre tout : la curiosité, la tendresse, le désir, le beurre de cacahuète. Sa manière d'habiter chaque sensation avec une candeur absolue est désarmante. Face à lui, Anthony Hopkins est immense dans le rôle d'un homme qui accepte sa mort avec dignité et amour, portant chaque scène avec une gravité naturelle. Claire Forlani, souvent sous-estimée, apporte une douceur et une sincérité touchantes à une relation amoureuse pour le moins impossible.

La bande originale de Thomas Newman est l'un des atouts majeurs du film. Ses compositions délicates, mêlant piano et cordes légères, enveloppent le récit d'une mélancolie douce qui ne verse jamais dans l'excès. L'ensemble crée une ambiance rare, entre conte philosophique et drame romantique, qui invite à une méditation sur la vie plutôt qu'à une confrontation avec la mort.

À sa sortie, "Rencontre avec Joe Black" a divisé la critique mais a conquis le public, récoltant plus de 142 millions de dollars dans le monde. Avec le temps, "Rencontre avec Joe Black" a gagné une seconde vie en devenant un film culte. En effet, on ne croise pas tous les jours des films dont l'un des principaux personnages est La Mort en personne. Le film rappelle, sobrement mais avec force, que c'est la conscience de la mort qui donne tout son prix à la vie.

Jeudi 5 mars à 20.55 sur T18

 

Inception


Thriller de science-fiction
De Christopher Nolan
Avec Leonardo DiCaprio, Joseph Gordon-Levitt, Cillian Murphy et Elliot/Ellen Page
Note IMDB : 8.8/10

Dom Cobb (Leonardo DiCaprio) est un voleur d'un genre particulier : il s'infiltre dans les rêves de ses cibles pour en extraire les secrets les plus profonds. Traqué, séparé de ses enfants, il accepte une mission en apparence impossible — non plus voler une idée, mais en planter une dans l'esprit du jeune héritier Robert Fischer (Cillian Murphy). Pour y parvenir, il doit descendre à travers plusieurs couches de rêves imbriqués, chacune avec ses propres règles d'espace et de temps, tout en luttant contre la projection de sa femme décédée, Mal (Marion Cotillard), qui sabote chaque niveau depuis l'intérieur.

Avec "Inception", Christopher Nolan orchestre cette plongée dans les rêves avec une maîtrise formelle époustouflante. Chaque niveau de rêve possède sa propre esthétique — ville pluvieuse, couloirs d'hôtel en apesanteur, forteresse enneigée — et la mise en scène passe de l'un à l'autre avec une cohérence millimétrée. Le scénario, conçu pendant dix ans par Nolan lui-même, construit une architecture mentale que le spectateur doit habiter autant que comprendre.

DiCaprio livre dans "Inception" une performance habitée, portant sur ses épaules toute la dimension émotionnelle du film. Joseph Gordon-Levitt (The Dark Knight Rises, Looper) impressionne dans une scène de combat en apesanteur désormais iconique, tandis que Tom Hardy apporte une légèreté précieuse à l'ensemble. Marion Cotillard, en spectre de culpabilité, est troublante de justesse — elle incarne moins un personnage qu'une blessure psychique.

L'ambiance du film est dense, tendue, presque onirique dans sa logique propre. La bande originale de l'inévitable Hans Zimmer, dominée par la pièce Time, est l'une des plus reconnaissables du cinéma contemporain. Les cuivres graves et les nappes synthétiques créent une sensation de vertige et d'urgence qui accompagne le spectateur jusqu'à la dernière seconde — et au-delà, puisque l'image finale, la toupie qui vacille sans jamais tomber à l'écran, continue de hanter longtemps après la salle.

"Inception" a rapporté plus de 836 millions de dollars au box-office mondial et remporté quatre Oscars techniques, dont la photographie et les effets visuels. Mais son impact dépasse les chiffres : il a redéfini ce qu'un blockbuster peut être — intellectuellement ambitieux, émotionnellement sincère, formellement audacieux. Un film rare qui prouve que grand public et exigence ne sont pas incompatibles.

Jeudi 5 mars à 21.10 sur RMC Story

 

Le Passé


Drame
De Asghar Farhadi
Avec Bérénice Bejo, Tahar Rahim et Ali Mosaffa
Note IMDB : 7.8/10

Après quatre années de séparation, Ahmad (Ali Mosaffa) revient de Téhéran à Paris à la demande de Marie (Bérénice Bejo) pour finaliser leur divorce. Il découvre alors que sa femme vit avec Samir (Tahar Rahim), dont l'épouse est dans le coma. Entre ces trois adultes et les enfants de Marie, des non-dits, des secrets et des tensions refont surface, levant peu à peu le voile sur un passé douloureux que personne n'a vraiment soldé.

Avec "Le Passé", Le réalisateur Asghar Farhadi signe sa première mise en scène tourné hors d'Iran, et donc en France et surtout à Paris et sa banlieue. Le film est d'une précision chirurgicale. La caméra alterne plans fixes et mouvements fluides, collant aux personnages sans les enfermer, évitant tout excès mélodramatique. Le réalisme est quasi documentaire : décors ordinaires de banlieue parisienne, lumière naturelle, dialogues qui sonnent vrai. Farhadi construit une mécanique implacable où chaque détail compte, chaque révélation remet en question ce qu'on croyait comprendre.

Bérénice Bejo, récompensée du Prix d'interprétation féminine à Cannes 2013 avec ce film, incarne une femme à la fois forte et déchirée. Elle est prise dans une impasse émotionnelle qu'elle a elle-même creusée. Tahar Rahim compose un homme fragile, sincère, presque enfantin face à la complexité de la situation. Ali Mosaffa, acteur iranien ayant appris le français pour le rôle, apporte une présence apaisante et douloureuse. C'est la figure de raison dans un monde qui a perdu le fil. Le trio fonctionne avec une justesse rare, notamment grâce à la direction d'acteurs millimétrée que Farhadi impose même en dehors de sa langue maternelle.

L'atmosphère du "Passé" est dense, oppressante sans jamais être suffocante. Asghar Farhadi renonce à toute musique envahissante — le silence et les sons du quotidien deviennent eux-mêmes la partition émotionnelle du film. Cette sobriété accentue la sensation d'authenticité brute, donnant l'impression que la caméra saisit une tranche de vie réelle plutôt qu'une scène de film construite et élaborée.

"Le Passé" a été nommé pour la Palme d'or à Cannes 2013 et a remporté le Prix du Jury. Il confirme Asghar Farhadi comme l'un des cinéastes les plus importants de sa génération, capable de transcender les frontières culturelles pour toucher à l'universel. Film d'une grande humanité, "Le Passé" interroge chacun sur l'amour, le deuil, la culpabilité et la recomposition familiale — des thèmes qui résonnent bien au-delà du contexte franco-iranien. Un cinéma exigeant, mais profondément nécessaire.

Samedi 7 mars à 21.00 sur France 4

 

 

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